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 Invité: Vincent Martin, FAO Sénégal




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Le Bureau du CTA à Bruxelles produit des actualités sur la coopération au développement ACP-UE. Abonnez-vous au Bulletin hebdomadaire.
Vendredi, 01 juillet 2005
Hier a eu lieu l’inauguration officielle - à Dakar (Sénégal) - des nouveaux locaux de la représentation régionale de la Banque européenne d’investissement pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, en présence du Président de la République Me. Abdoulaye Wade et, du Président de la BEI, M. Philippe Maystadt. Ce nouveau bureau de représentation est appelé à jouer un rôle de premier ordre dans la réalisation des objectifs de la BEI. La banque s’est engagée à nouer des liens plus étroits avec ses clients et à amplifier ses opérations dans les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP), en vertu de l’Accord de Partenariat ACP-UE, signé à Cotonou en juin 2000, et de la Facilité d’investissement, le mécanisme de financement créé dans le cadre dudit Accord et géré par la BEI. Cette facilité a pour mission de financer des projets relevant du secteur privé ainsi que du secteur public pour autant que les entreprises soient gérées selon des critères commerciaux.

La représentation régionale de Dakar permettra à la BEI d’accroître l’efficacité de ses activités, en particulier dans le secteur privé, et de renforcer sa visibilité dans les pays d’Afrique occidentale appartenant à la zone ACP. À l’occasion de l’inauguration, M. Philippe Maystadt, président de la BEI, a déclaré : « Ce nouveau bureau de représentation témoigne de l’engagement de la BEI, en sa qualité d’institution de financement du développement de l’Union européenne, à soutenir le développement économique de l’Afrique dans le cadre de l’Accord de Cotonou. Le Sénégal, notre pays d’accueil en Afrique de l’Ouest, et notamment son Président, affiche sa détermination à poursuivre le même objectif. La Banque et les pays ACP sont conscients que la mise en œuvre du mandat ambitieux résultant de l’Accord de Cotonou exige une présence permanente en Afrique. »

La présence de la BEI à Dakar procurera de la valeur ajoutée, sur le plan des opérations et de la flexibilité au niveau du financement du développement par l’Europe, pour l’ensemble de la région . Les investisseurs locaux, qui y disposeront d’un point de contact et d’une source de conseils pour le financement de projets par la BEI.
S’agissant du secteur privé, le bureau de la BEI à Dakar travaillera également en collaboration avec le réseau d’antennes locales du Centre pour le Développement de l’Entreprise (CDE) installées dans la région et avec Pro€invest, ces deux instruments ayant été créés dans le contexte de l’Accord de Cotonou et des différentes Conventions de Lomé qui l’ont précédé pour soutenir le secteur privé avec une totale autonomie de gestion.

Le bureau de la BEI à Dakar contribuera par ailleurs à améliorer la coordination avec les aides non remboursables de la Commission européenne destinées à appuyer le secteur des infrastructures routières, le secteur de l’assainissement et l’amélioration de la gouvernance et des systèmes réglementaires et judiciaires au moyen des programmes indicatifs nationaux (PIN) dans la région. Il permettra en outre de développer des synergies avec les partenaires de la BEI au sein du groupe des institutions européennes de financement du développement (IEFD), avec le groupe de la Banque mondiale ainsi qu’avec d’autres institutions de développement présentes à Dakar.

Au cours de l’année 2004, première année complète d’activité de la Facilité d’investissement, la BEI a réalisé seize opérations de prêt pour un montant total de 337 millions d’EUR. Au Sénégal un prêt de 10 millions d’EUR a été approuvé pour la Relance de la liaison maritime entre Dakar et Ziguinchor – les contrats de prêt, de ce projet, co-financé avec la KfW d’Allemagne, ont été signés avec le Ministre des Finances en présence du Ministre des Transports aussi le 1er juillet. Deux autres représentations régionales seront ouvertes officiellement en Afrique sub-saharienne, l’une à Nairobi (Kenya), qui a été inauguré le 30 mai, pour desservir l’Afrique orientale et centrale, et l’autre à Tshwane/Pretoria (Afrique du Sud) qui sera inaugurée plus tard pour desservir l’Afrique australe et l’océan Indien.
Le Premier ministre britannique Tony Blair, qui prend aujourd'hui la présidence d'une Europe en pleine crise, y voit une chance de pousser une vision réformiste qui devrait cependant se heurter à de nombreuses résistances.
Des trois dossiers lourds et médiatiques dont il hérite - l'avenir de la Constitution, le prochain budget et l'élargissement - aucun ne semble pouvoir aboutir rapidement à un consensus. Sur le premier, il est déjà acquis que rien ne se fera dans les six mois, les dirigeants européens ayant repoussé lors du sommet des 16 et 17 juin toute décision rapide.
Mercredi, 29 juin 2005
La Commission européenne a présenté aujourd'hui une communication qui a pour objet de lancer un débat sur les meilleures pistes à explorer en matière d’étiquetage écologique des produits de la pêche. Cette initiative tient compte de l'intérêt grandissant que les organisations non gouvernementales du secteur de l'environnement et le grand public manifestent à l’égard des produits alimentaires pour lesquels la durabilité environnementale a été prise en considération. Divers systèmes d'étiquetage écologique ont déjà été établis en ce qui concerne les produits de la pêche et l'on travaille actuellement à d'autres initiatives, mais des incertitudes subsistent quant à la fiabilité. L'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a récemment adopté des directives internationales sur l'étiquetage écologique, un des problèmes dont les enjeux et les effets potentiels sur la liberté des échanges font l'objet de discussions dans d'autres enceintes internationales telles que l'Organisation mondiale du commerce (OMC). La Commission européenne s'est engagée à intégrer la dimension environnementale dans le secteur de la pêche et elle souhaite tirer le meilleur parti de l'étiquetage écologique du poisson et des produits de la pêche. Elle songe dans cet esprit à trois formules envisageables pour que l'on puisse à cet égard continuer à progresser dans l'Union. La première est de s'en tenir au statu quo et de laisser ces systèmes se développer spontanément. La seconde vise la création d'un système communautaire unique de label écologique et la troisième impliquerait l'élaboration d'exigences communautaires minimales pour une adhésion volontaire à des systèmes d'étiquetage écologique. De ces trois solutions, la dernière est celle qui serait la plus judicieuse aux yeux de la Commission. Le débat est lancé; il va maintenant s'engager avec les autres institutions de l'Union et avec les acteurs concernés.

«Ces systèmes, a indiqué M. Joe Borg, membre de la Commission chargé de la pêche et des affaires maritimes, ont un rôle positif à jouer en ce sens qu'ils peuvent favoriser la prise en compte des impératifs de la protection de l'environnement dans le secteur de la pêche, lequel en profiterait dans la mesure où son avenir dépend de la santé et de la durabilité de l'environnement marin.»

L'expérience acquise en matière d'étiquetage écologique grâce à la mise en oeuvre d'un certain nombre de systèmes privés a mis en évidence les avantages et les inconvénients des uns et des autres, notamment quant à leurs effets sur les échanges, sur la protection des consommateurs et sur la durabilité. Il serait bon d'en tenir compte dans le débat qui s'engage.

La Commission estime que l'Union se doit de mener une politique cohérente en matière d’étiquetage écologique du poisson et des produits de la pêche. Cette politique serait axée sur une pêche plus durable, la protection adéquate de l'écosystème, une approche harmonisée en matière d'étiquetage écologique dans toute l'Union, une information transparente et objective pour les consommateurs, une concurrence loyale, le libre accès au marché, le développement et la promotion des échanges.

Il pourrait être tentant de laisser les choses en l'état, mais la Commission estime qu'il convient de tenir compte des risques inhérents à l'absence d'une approche communautaire clairement définie. Voilà pourquoi elle envisage de mettre en place d'un système européen d'étiquetage écologique, tout en estimant qu'il ne serait ni judicieux, ni raisonnable de le faire dès maintenant. Il lui paraît préférable d'élaborer des exigences minimales en matière d'adhésion volontaire à des systèmes d'étiquetage écologique.
Mardi, 28 juin 2005
En septembre 2000, les 191 pays membres de l'ONU se sont engagés à « tout mettre en œuvre » pour réduire la pauvreté mondiale de moitié d'ici 2015. Pour ce faire, ils se sont assignés une série de huit Objectifs du Millénaire (ODM), dont les résultats seront évalués lors de l’Assemblée générale de l’ONU de septembre 2005.
Les plus ardents défenseurs de ces objectifs estimaient que leur caractère hautement consensuel garantirait leur faisabilité, mais les différents rapports publiés ces dernières semaines laissent apparaître des résultats pour le moins mitigés. Si certains pays connaissent des progrès, des nombreuses régions du globe – l’Afrique subsaharienne, les pays les plus pauvres de l'Europe de l'est et de l'ex-URSS et plusieurs régions d'Asie et d'Amérique Latine – sont confrontées à des situations de stagnation ou de recul. La Banque Mondiale, d'habitude optimiste en la matière, reconnaît qu'au rythme actuel, aucun des objectifs ne sera atteint1.
Le constat qui s'impose d'emblée concerne l'immense écart qui existe entre les montants d'aide publique au développement consentis par les pays industrialisés et les montants nécessaires pour atteindre les objectifs en question. En janvier 2005, le rapport de 250 experts commandité par le secrétaire général de l’ONU et coordonné par Jeffrey Sachs estimait qu'il faudrait entre 135 et 195 milliards des dollars d'aide pour financer la réalisation des ODM, ce qui reste loin au-dessus de 75 milliards actuels. Seuls cinq pays (Danemark, Suède, Norvège, Pays-Bas et Luxembourg) honorent actuellement l’éternel engagement d’affecter 0,7% de leur PNB à l’aide au développement et quelques-uns (dont la Belgique) se sont engagés à y parvenir pour 2010. Un pas a été franchi lors du conseil des ministres européens des affaires étrangères des 24 et 25 mai derniers, où l’Union européenne s'est engagée à parvenir progressivement à un montant global de 0,7% d’ici 2015. Il n'en reste pas moins que la crise budgétaire européenne qui a éclaté lors du sommet des 17 et 18 juin derniers incite à s'interroger sur la teneur d'un tel engagement, tant l'expérience historique a démontré qu'en période d'incertitude, l'aide au développement ne fait pas partie des priorités des gouvernements. Ceci alors que les Etats-Unis, dont l’aide plafonne à 0,17% du PNB, ne veulent ouvertement pas entendre parler d’une telle mesure.
Mais cet engagement ne peut de toute façon suffire. Selon la Commission européenne elle-même : « Des ressources accrues et une aide plus efficace sont essentielles, mais ne suffiront pas pour atteindre les ODM, puisque leur réalisation exige de développer, en complément des instruments existants, de nouvelles modalités d'aide plus prévisibles et moins volatiles que l'aide publique classique au développement »2. Il s'agit donc de mettre en place et de toute urgence des nouveaux instruments financiers qui permettront de dégager rapidement des fonds tout en garantissant leur stabilité. A défaut, les ODM tourneront tout simplement au fiasco. Or, les décisions que prépare le G8 n’incitent guère à l’optimisme.
En matière de dette, la décision d’annuler une partie de la dette multilatérale de 18 pays pauvres très endettés, présentée comme « historique », ne doit pas faire illusion. Elle représente certes un précédent important, puisque les dettes contractées auprès des institutions financières internationales étaient jusqu’il y a peu sanctuarisées. Mais cette mesure ne touche qu’un nombre très restreint de pays, reste conditionnée à des réformes d’ajustement structurel et ne permettra de dégager qu’environ 1 milliard de dollars annuels3, ce qui reste nettement insuffisant par rapport aux besoins estimés. La Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) calcule que l’annulation totale de la dette africaine ne permettrait de mobiliser que la moitié des moyens nécessaires au continent pour atteindre les Objectifs du Millénaire, le reste des besoins devant être selon elle assurés par l’accroissement de l’aide sous forme de dons4. La décision du G8 devra en outre être confirmée par l’Assemblée générale du FMI et de la Banque mondiale de septembre prochain.
En ce qui concerne les taxes globales, plusieurs rapports internationaux5, relayés politiquement par la France, le Brésil, l’Espagne et le Chili, ont ces derniers mois étudié la question. Tous ont souligné la faisabilité technique des mécanismes de taxation internationale, tels qu’une taxe internationale sur les transactions financières ou des taxes environnementales (kérosène et tickets d'avion), ainsi que leur plus value en matière de financement du développement (ressources nouvelles, stables et prévisibles). Mais les concrétisations politiques de ces études se révèlent dramatiquement faibles. Le seul accord politique enregistré jusqu’ici concerne l’accord intervenu le 14 mai dernier au conseil des ministres européens des finances pour lancer un mécanisme de contribution volontaire (de 2 à 5 euros) sur les billets d’avion vendus au sein de l’Union européenne. Les gouvernements européens tentent d’élargir la mesure dans le cadre du G8, mais une telle contribution volontaire ne permettrait de lever que des ressources symboliques qui ne combleraient en rien l'immense déficit de l'aide publique au développement (les estimations officielles tablent sur un peu plus de 600 millions de dollars annuels). Pire, le mécanisme de contribution volontaire, s’il est accepté, risque in fine de donner « bonne conscience » aux gouvernements des pays industrialisés et, partant, de renvoyer aux calendes grecques l’adoption d’une taxe globale plus ambitieuse, comme celle sur les transactions financières internationales ou sur les émissions de CO2.
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L’Appel mondial contre la pauvreté est une campagne internationale lancée en 2005 par plusieurs grands réseaux internationaux (CISL, CMT, Oxfam International, CIDSE, Transparency International, Care International, Action Aid, etc.). Elle regroupe plus de 1.100 organisations dans le monde, ce qui constitue la plus grande coalition mondiale d'organisations jamais créée. Le symbole de la campagne est un ruban blanc.

L’Appel mondial contre la pauvreté s’est constituée autour de quatre revendications phares :
- Des règles commerciales justes et équitables ;
- L’annulation de la dette des pays pauvres ;
- L’amélioration qualitative et quantitative de l’aide au développement ;
- Des mesures nationales pour éliminer la pauvreté et atteindre les Objectifs du Millénaire.

Comment s’articulent les actions de l’Appel mondial contre la pauvreté ?
L’organisation de cette campagne mondiale est censée se concrétiser par le lancement de réseaux nationaux dans les différents pays. Elle dépend donc de la dynamique lancée à ces niveaux. Des coalitions existent actuellement dans plus de 70 pays.
Parallèlement, quelques journées d’action mondiale ont été fixées. Elles consistent à organiser, en contre-pied de sommets importants, des actions simultanées dans les différents pays et autour des mêmes revendications.

L’Appel mondial prévoit trois dates phares pour organiser des actions coordonnées en 2005 :
- Le 1er juillet à la veille de la réunion du G8 en Écosse ;
- Le 10 septembre lors de l'Assemblée Générale des Nations Unies à New York ;
- Le 10 décembre à la veille du sommet de l'OMC à Hong-Kong.

Comment s’organise la campagne en Belgique ?
En Belgique, la campagne est coordonnée au sein d’un double réseau : un réseau flamand (coordonné par 11.11.11-Vlaanderen - De Tijd Loopt) et un réseau francophone (coordonné par le CNCD-11.11.11 - desparolesauxactes.be) baptisé « Réseau pour le droit au développement ».

L’objectif est, en plus de relayer au niveau belge les initiatives mondiales de l’Appel, de privilégier le travail en réseau sur les différents sous thèmes, afin de faciliter la circulation de l’information sur ces questions spécifiques, de mutualiser le travail de recherche et d’analyse et de mener des actions communes de sensibilisation et d’interpellation en fonction de l’actualité politique.

Quels sont les thèmes portés par le réseau pour le droit au développement ?
Le réseau belge francophone1 est subdivisé en trois groupes thématiques :
- Dette et réforme des institutions financières internationales ;
- OMC et commerce international ;
- Aide publique au développement et sources additionnelles de financement du développement.
Développement agricole et rural

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