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 Invité: Vincent Martin, FAO Sénégal




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Le Bureau du CTA à Bruxelles produit des actualités sur la coopération au développement ACP-UE. Abonnez-vous au Bulletin hebdomadaire.
Mercredi, 07 décembre 2005
La 5ème Réunion ministérielle des « troïkas » africaine et européenne s’est tenue le 2 décembre 2005 à Bamako (Mali), dans le cadre du dialogue Afrique-UE. Les ministres ont reconnu que des efforts notables ont été déployés ces derniers mois pour redynamiser et renforcer le partenariat entre l’Afrique et l’UE. Ils ont salué cette nouvelle approche et décidé de lancer un certain nombre d’initiatives communes sur lesquelles ils feront le point à la prochaine réunion des troïkas ministérielles, prévue les 27 et 28 avril 2006 à Vienne (Autriche).

Les questions d’intérêt pour l’agriculture et le développement rural, débattues lors de cette rencontre, sont les suivantes :
- Commerce et intégration régionale
La partie UE a réaffirmé sa volonté de continuer à aider les pays africains à bénéficier d’un meilleur accès aux marchés européens, et à renforcer la capacité des négociateurs commerciaux et des producteurs. Les ministres ont approuvé la proposition de l’UE concernant l’établissement et la mise en oeuvre d’un Partenariat Europe-Afrique sur les infrastructures et réseaux. La partie africaine a réitéré son engagement à créer sur le continent un environnement propice aux affaires, et redemandé à l’UE d’encourager le secteur privé européen à accroître ses investissements en Afrique. A cet égard, les ministres ont salué le projet d’organisation d’un « Forum des affaires Europe-Afrique » (Business Forum) en 2006, et ont dit attendre avec impatience l’accord nécessaire à la tenue d’un tel événement.
- Programme de Doha pour le développement
Les ministres ont unanimement reconnu la nécessité de mener avec succès les négociations du Programme de Doha pour le développement et de réaliser des progrès significatifs à la Conférence ministérielle de l’OMC à Hong Kong. Les deux parties sont convenues d’oeuvrer ensemble pour une issue équilibrée et appréciable des négociations, notamment sur les questions d’intérêt particulier pour les pays africains en développement. Elles ont toutes deux plaidé en faveur d’un accord à Hong Kong sur l’accès libre et sans quota de tous les Pays les moins avancés (PMA) aux marchés de l’UE, en accord avec le document de référence d’Arusha sur le développement.
- Accords de partenariat économique (APE)
Les ministres ont exprimé leur satisfaction quant aux progrès réalisés par le Groupe de contact conjoint, en particulier dans le suivi du processus des APE, en vue de faire de ces APE un instrument pertinent de développement et de lutte contre la pauvreté. La partie UE a promis d’aider la partie africaine à améliorer la qualité et la mise aux normes de ses produits.
- Intégration régionale
La « troïka » européenne s’est engagée à appuyer les efforts de l’Union africaine (UA) – en collaboration avec la Commission économique pour l’Afrique – visant à rationaliser l’organisation des Communautés économiques régionales (CER), de même qu’à aider au renforcement de leurs capacités institutionnelles.
- VIH/SIDA et autres maladies infectieuses
La « troïka » africaine a invité l’UE à soutenir les États membres de l’UA dans la production locale de médicaments génériques, notamment ceux servant au traitement du VIH, du SIDA, du paludisme et de la tuberculose. La partie UE a promis d’aider les États membres de l’UA à renforcer leurs capacités de manière à pouvoir tirer parti de la flexibilité des ADPIC (Aspects des droits de propriété intellectuelle liés au commerce) et des règles de l’OMC. Les ministres ont tous reconnu la gravité de la crise de la grippe aviaire. La partie africaine a demandé à l’UE d’aider les États membres de l’UE à stocker le Tamiflu et le Relenza, les deux seuls médicaments reconnus jusqu’ici efficaces contre la grippe aviaire. La partie UE a pris acte de cette demande et promis son soutien chaque fois que cela sera possible.
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Un groupe d’experts scientifiques préconise un engagement constructif de la recherche sur l’eau dans le 7ème Programme-cadre (PC7)

La Communauté européenne (CE) a confié à une équipe de dix éminents scientifiques l’examen de quelque 60 projets de Coopération scientifique internationale (INCO) ayant trait à la gestion intégrée des ressources en eau. Un examen destiné à identifier les forces et faiblesses des programmes de recherche passés, mais aussi à dégager les grandes orientations des investissements futurs. Selon ce groupe d’experts, le programme INCO a eu un impact structurant sur la recherche en matière d’eau, conjugué à une meilleure compréhension des processus politiques qui sous-tendent la répartition des ressources aquatiques de plus en plus rares, au demeurant. L’impact du programme INCO s’est révélé d’autant plus positif qu’il a permis de renforcer les capacités humaines et institutionnelles des pays et régions partenaires. L’équipe d’experts recommande d’établir les priorités de la recherche dans le 7ème Programme-cadre (PC), de manière à répondre au besoin d’engagement constructif des chercheurs dans la gestion intégrée et la répartition équitable des ressources en eau. Pour ce faire, il importe de savoir pourquoi l’idée que se font les sociétés de la répartition des ressources en eau est à contre-courant des principes fondamentaux de l’économie et des écosystèmes, et ce que l’on pourrait faire pour promouvoir dans ce domaine des stratégies plus pérennes.

Cette étude-évaluation s’inscrit dans le cadre du soutien de l’Initiative Eau lancée par l’UE en faveur de la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) concernant l’accessibilité de l’eau, à savoir réduire de moitié le nombre de personnes privées d’eau salubre et de système d’assainissement de base, grâce à une approche intégrée de la gestion des ressources en eau. L’équipe de scientifiques a adopté une approche analytique novatrice des quelque 60 projets mis en place pour prendre en charge ces problèmes dans différents continents et régions du monde : Afrique, Asie, Caraïbes, Amérique latine, Méditerranée, Russie, Europe de l’Est et Asie centrale.
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Mardi, 06 décembre 2005
La Fondation Roi Baudouin a institué en 1978 le Prix International Roi Baudouin pour le Développement. Aujourd'hui, ce Prix est devenu la référence quand il s'agit de reconnaître des exemples positifs en matière de développement.
D'une valeur de 150.000 euros, le Prix International Roi Baudouin pour le Développement est décerné tous les deux ans par le Conseil d'administration de la Fondation. Au-delà du soutien financier qu'il représente, le Prix assure à ses lauréats une visibilité et une promotion internationales, en particulier auprès de certains des principaux acteurs du développement, tels que les Nations Unies et leurs agences spécialisées, la Banque mondiale, l'Union européenne et certaines coopérations bilatérales, le monde des fondations ou des ONG internationales.
Resté fidèle à la personnalité et aux valeurs qui ont inspiré sa création, le Prix International Roi Baudouin pour le Développement vise à couronner l'action de personnes ou d'organisations qui apportent une contribution importante au développement des pays du Sud ou à la solidarité entre les pays industrialisés et ceux en développement. Il entend aussi rappeler à l'opinion publique que les problèmes de développement se posent aujourd'hui avec encore plus d'acuité que lorsqu'ils émergeaient dans la conscience collective des nations, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.
Une autre originalité du Prix réside dans la diversité des candidats récompensés. La liste des lauréats couvre de nombreux domaines, de l'alphabétisation à la formation des paysans en passant par les transferts de technologie, les nouvelles formes de crédit, les droits de l'homme ou le commerce équitable.
La réduction du prix du sucre doit être limitée à 30% et accompagnée des mesures nécessaires pour permettre aux producteurs d’absorber le choc de la réforme. Tel est en substance le résultat du vote de la Commission de l’Agriculture, ce mardi, sur le projet de réforme du régime sucrier de la Communauté européenne.
En adoptant les trois rapports de l’eurodéputé français Jean-Claude FRUTEAU (PSE), qui font suite à la proposition de réforme du secteur sucrier présentée en juin par la Commission européenne, les députés plaident pour une réduction du prix du sucre blanc de 30%, avec un étalement sur quatre ans. La Commission avait proposé une réduction plus forte, de 39%, et plus rapide, en deux campagnes seulement. La semaine dernière, les ministres de l'Agriculture ont bouclé un accord politique consacrant une diminution certes moins radicale (-36%) mais supérieure à ce que la Commission de l'Agriculture préconise.
Afin de prévenir les perturbations probables dans le secteur, les députés partagent l'avis du Conseil que le mécanisme d'intervention doit être maintenu pendant la durée de la réforme et que le fonds de restructuration (fermeture partielle des usines éligibles à des aides et soutien aux producteurs de betteraves à sucre) doit faire preuve de plus de flexibilité. Une quote-part de 50% de ce fonds devrait être réservée aux betteraviers, estiment les députés. Concernant les aides à la réorientation de la production, les eurodéputés préconisent un soutien à hauteur de 80 euros par hectare pour les « cultures énergétiques », avec un maximum de 2 200 hectares éligibles à cette aide.
En outre, la Commission de l'Agriculture souhaite, tout comme le Conseil, des dispositions permettant de contrôler les importations en Europe de sucre en provenance des pays les moins avancés (PMA). Des procédures de sauvegarde du marché communautaire se déclencheront en cas d'augmentation substantielle, d'une année sur l'autre, des importations en provenance d'un pays tiers bénéficiaire de l'initiative « Tout sauf les armes », en fonction de la production et de la consommation du pays importateur.

Les pays ACP (Afrique-Caraïbes-Pacifique), qui bénéficient d'un accès privilégié au marché européen et qui craignent d'être particulièrement touchés par la réforme, voient leurs revendications partiellement prises en compte, se voyant accorder un délai de deux ans avec un prix d'achat inchangé. Une aide transitoire de 40 millions d'euros, au titre du budget de l'UE en faveur des pays ACP touchés par la réforme, est également proposée.

Le commissaire Mandelson se veut rassurant
Alors qu'il juge la réforme sucrière « nécessaire en vue de la réunion interministérielle de l'OMC à Hong Kong », le commissaire au Commerce, Peter Mandelson, a réitéré ses avertissements à l'adresse des partenaires commerciaux de l'UE : « les exigences extravagantes des pays exportateurs nets de produits agricoles sont inacceptables pour l'Europe », a-t-il déclaré.
« L'agriculture ne fera jamais l'objet d'un marché complètement libéralisé au niveau mondial. Nous n'allons pas transformer le secteur agricole mondial en un tour de main, alors qu'il nous a fallu des décennies pour libéraliser les autres marchés. Les conséquences seraient catastrophiques : l’UE pourrait être prise en otage pour son alimentation, ce qui est évidemment inacceptable, tandis que des partenaires moins riches de l'Union, comme les pays ACP, verraient leur économie anéantie. Est-ce l’objectif du Programme de Doha pour le développement ? Ou est-ce un programme pour les exportateurs nets ? », s’est interrogé Peter Mandelson en conclusion.
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Les ministres du Commerce de la Caricom sont réunis à Bruxelles (Belgique) pour une série de rencontres axées sur les négociations commerciales, en présence du ministre des Affaires étrangères de St-Kitts-et-Nevis, Dr. Timothy Harris, des représentants des pays ACP (Afrique-Caraïbes-Pacifique) et de leurs homologues de l’Union européenne (UE). Ces réunions ont pour but de faire avancer l’agenda des Accords de partenariat économique (APE) qui ont succédé aux Conventions de Lomé. Dr. Harris a laissé entendre que la décision du Conseil de l’UE concernant le régime de soutien au prix du sucre suscitera, sans aucun doute, de vives discussions au sein des pays ACP producteurs de sucre. « Compte tenu de l’importance capitale de l’agriculture dans notre développement socio-économique, les pays ACP doivent défendre leur agriculture dans le cadre des APE, en développant à l’exportation de nouveaux produits agricoles alternatifs en appui à la promotion de notre secteur touristique. Il faut absolument que ce partenariat économique permette à nos pays d’avancer sur la voie d’un développement durable », a-t-il déclaré.
S’exprimant sur l’importance des négociations commerciales de l’OMC (Organisation mondiale du commerce) à Hong Kong pour la région Caraïbes, Dr. Harris a estimé que les États des Caraïbes veulent faire partie intégrante du système commercial mondial mais pas à n’importe quel prix. A cet égard, les ministres du Commerce de la Caricom vont tout faire pour obtenir des résultats favorables aux intérêts de leur région, notamment aux petites économies, au maintien du traitement spécial et différencié, au secteur de la santé publique, aux règles et à la facilitation des échanges. Pour les pays de la Caricom, l’agriculture et les services restent les principaux domaines d’intérêt, a-t-il précisé. Le Secrétariat ACP fera régulièrement le point sur l’état des négociations, a indiqué Dr. Harris.
Développement agricole et rural

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