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 Invité: Vincent Martin, FAO Sénégal




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Mardi, 13 décembre 2005
Adoption par le Conseil de la stratégie de l’UE pour l’Afrique: ouverture d’une nouvelle ère dans les relations euro-africaines
La Commission européenne s’est félicitée de l’adoption, ce jour, de la stratégie de l’UE pour l’Afrique par le Conseil “affaires générales et relations extérieures”. Cette stratégie ambitieuse à long terme constitue une étape importante dans les relations entre l’Union européenne et l’Afrique et dynamisera le développement durable de cette dernière. L’heure est maintenant à l’ouverture de discussions avec les États africains et les organisations concernées pour transformer cette stratégie en projets concrets visant à renforcer la stabilité, relancer la croissance économique et réduire la pauvreté sur le continent africain.

L’adoption de la stratégie de l’UE pour l’Afrique, proposée le 12 octobre 2005 par la Commission européenne, constitue le point d’orgue d’une année marquée par la priorité accordée par la communauté internationale et, plus particulièrement l’UE, à l’Afrique. Mais cette décision ne clôt pas le processus; elle doit plutôt être considérée comme l’inauguration d’un nouveau type de partenariat entre l’UE et l’Afrique. La stratégie en question constitue un changement radical dans les relations entre l’Union européenne et le continent africain.
« L’Europe vient de montrer clairement qu’elle entend modifier la façon dont elle négocie, travaille et coopère avec l’Afrique. Notre partenariat repose sur un dialogue politique stable entre partenaires égaux. Nous devons éviter d’adopter une approche paternaliste: notre mission ne consiste pas à nous substituer aux États, mais à renforcer leurs capacités, à favoriser l’appropriation et à améliorer la gestion des affaires publiques », a déclaré Louis Michel, membre de la Commission chargé du développement et de l’aide humanitaire.
Lors de la conférence ministérielle qui s’est tenue la semaine dernière à Bamako, les troïkas des deux parties, l’Union européenne et l’Union africaine, sont parvenues à un accord visant à traduire la stratégie en actions concrètes. Le commissaire Louis Michel a assuré qu’il veillerait à ce que les engagements pris soient mis en oeuvre en temps utile. Il a décidé avec l’Union africaine d’élaborer une feuille de route commune pour ce faire, en insistant sur la nécessité de ‘définir, dans les meilleurs délais des projets spécifiques, limités dans le temps, et de répartir précisément les responsabilités entre chaque intervenant’.
Dès le début de 2006, la Commission intensifiera les préparatifs nécessaires pour la réalisation des différentes initiatives proposées dans le cadre de la stratégie, à savoir:
- Le partenariat euro-africain pour les infrastructures et les réseaux, qui favorise l’interconnexion régionale et continentale à l’échelon du continent afin d’étayer l’intégration régionale.
- L’initiative de l’UE pour la gouvernance, qui fournit une aide à la mise en oeuvre des réformes proposées par le mécanisme africain d’évaluation par les pairs en matière de gouvernance.
- Le forum commercial euro-africain, qui réunit des entrepreneurs et des investisseurs publics et privés d’Europe et d’Afrique.
- Le programme Nyerere, qui prévoit des échanges d’étudiants et encourage le développement de pôles d’excellence sur l’ensemble du continent.
Jeudi, 08 décembre 2005
La FAO et la CE présentent le Export Helpdesk. Son but: faciliter l’exportation des pays en développement vers les marchés de l'UE
Aujourd’hui au siège de l'Organisation, à Rome, la FAO et la Commission européenne ont présenté aux Etats Membres le Service en ligne Export Helpdesk de la Commission européenne.
«Ce projet va contribuer à renforcer le partenariat stratégique entre la FAO et la CE. Dans le cadre de notre coopération prévue sur les produits agricoles et la facilitation du commerce, ceci représente un important pas en avant», a souligné Alexander Sarris, Directeur de la Division des produits et du commerce de la FAO.
Lors de sa présentation faite au nom de la Direction générale du commerce de la Commission européenne, Matthew Baldwin a déclaré: «L’Export Helpdesk est une démonstration évidente de la détermination de la Communauté Européenne à aider les pays en développement dans leur effort pour s’intégrer davantage dans l’économie mondiale. Ils méritent à ce titre d’avoir les mêmes chances que les autres pour entrer en compétition sur les marches européens, et notre Helpdesk est précisément conçu pour leur donner cette chance: il offre une série d’outils et de conseils pratiques pour aider les exportateurs des pays en développement à tirer un meilleur bénéfice des régimes préférentiels qui leur sont accordés par l’UE en matière de commerce.»
L'Export Helpdesk a été officiellement inauguré en février 2004, avec pour objectif de stimuler et soutenir la croissance économique des pays en développement, en facilitant l’accès de leurs exportateurs au Marché de l’Union Européenne. L’Export Helpdesk délivre en ligne une information complète et gratuite aux exportateurs des pays en développement sur la façon d’exporter un produit vers l’UE.
Le site internet de l’Export Helpdesk fournit les informations suivantes:
- Conditions requises à l’importation par l’UE et ses États membres ainsi que taxes internes éventuellement applicables aux produits (Section «Conditions requises & Taxes») ;
- Régimes commerciaux préférentiels accordés aux pays en développement (Sections «Droits de douane», «Documentation douanière» et «Règles d’origine»);
- Statistiques commerciales pour l’UE et chacun de ses États membres (Section «Statistiques commerciales»);
- Un espace commercial où les exportateurs des pays en développement peuvent entrer en contact avec des importateurs de l’UE (Section «Espace commercial»);
- Liens vers d’autres entités et organisations internationales engagées dans des opérations commerciales et des activités de promotion commerciale (Section «Liens»);
- Possibilité de soumettre des demandes sur des situations réelles auxquelles peuvent être confrontés des exportateurs, en quatre langues: anglais, espagnol, français et portugais (Section «Contact»).
Mercredi, 07 décembre 2005
La 5ème Réunion ministérielle des « troïkas » africaine et européenne s’est tenue le 2 décembre 2005 à Bamako (Mali), dans le cadre du dialogue Afrique-UE. Les ministres ont reconnu que des efforts notables ont été déployés ces derniers mois pour redynamiser et renforcer le partenariat entre l’Afrique et l’UE. Ils ont salué cette nouvelle approche et décidé de lancer un certain nombre d’initiatives communes sur lesquelles ils feront le point à la prochaine réunion des troïkas ministérielles, prévue les 27 et 28 avril 2006 à Vienne (Autriche).

Les questions d’intérêt pour l’agriculture et le développement rural, débattues lors de cette rencontre, sont les suivantes :
- Commerce et intégration régionale
La partie UE a réaffirmé sa volonté de continuer à aider les pays africains à bénéficier d’un meilleur accès aux marchés européens, et à renforcer la capacité des négociateurs commerciaux et des producteurs. Les ministres ont approuvé la proposition de l’UE concernant l’établissement et la mise en oeuvre d’un Partenariat Europe-Afrique sur les infrastructures et réseaux. La partie africaine a réitéré son engagement à créer sur le continent un environnement propice aux affaires, et redemandé à l’UE d’encourager le secteur privé européen à accroître ses investissements en Afrique. A cet égard, les ministres ont salué le projet d’organisation d’un « Forum des affaires Europe-Afrique » (Business Forum) en 2006, et ont dit attendre avec impatience l’accord nécessaire à la tenue d’un tel événement.
- Programme de Doha pour le développement
Les ministres ont unanimement reconnu la nécessité de mener avec succès les négociations du Programme de Doha pour le développement et de réaliser des progrès significatifs à la Conférence ministérielle de l’OMC à Hong Kong. Les deux parties sont convenues d’oeuvrer ensemble pour une issue équilibrée et appréciable des négociations, notamment sur les questions d’intérêt particulier pour les pays africains en développement. Elles ont toutes deux plaidé en faveur d’un accord à Hong Kong sur l’accès libre et sans quota de tous les Pays les moins avancés (PMA) aux marchés de l’UE, en accord avec le document de référence d’Arusha sur le développement.
- Accords de partenariat économique (APE)
Les ministres ont exprimé leur satisfaction quant aux progrès réalisés par le Groupe de contact conjoint, en particulier dans le suivi du processus des APE, en vue de faire de ces APE un instrument pertinent de développement et de lutte contre la pauvreté. La partie UE a promis d’aider la partie africaine à améliorer la qualité et la mise aux normes de ses produits.
- Intégration régionale
La « troïka » européenne s’est engagée à appuyer les efforts de l’Union africaine (UA) – en collaboration avec la Commission économique pour l’Afrique – visant à rationaliser l’organisation des Communautés économiques régionales (CER), de même qu’à aider au renforcement de leurs capacités institutionnelles.
- VIH/SIDA et autres maladies infectieuses
La « troïka » africaine a invité l’UE à soutenir les États membres de l’UA dans la production locale de médicaments génériques, notamment ceux servant au traitement du VIH, du SIDA, du paludisme et de la tuberculose. La partie UE a promis d’aider les États membres de l’UA à renforcer leurs capacités de manière à pouvoir tirer parti de la flexibilité des ADPIC (Aspects des droits de propriété intellectuelle liés au commerce) et des règles de l’OMC. Les ministres ont tous reconnu la gravité de la crise de la grippe aviaire. La partie africaine a demandé à l’UE d’aider les États membres de l’UE à stocker le Tamiflu et le Relenza, les deux seuls médicaments reconnus jusqu’ici efficaces contre la grippe aviaire. La partie UE a pris acte de cette demande et promis son soutien chaque fois que cela sera possible.
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Un groupe d’experts scientifiques préconise un engagement constructif de la recherche sur l’eau dans le 7ème Programme-cadre (PC7)

La Communauté européenne (CE) a confié à une équipe de dix éminents scientifiques l’examen de quelque 60 projets de Coopération scientifique internationale (INCO) ayant trait à la gestion intégrée des ressources en eau. Un examen destiné à identifier les forces et faiblesses des programmes de recherche passés, mais aussi à dégager les grandes orientations des investissements futurs. Selon ce groupe d’experts, le programme INCO a eu un impact structurant sur la recherche en matière d’eau, conjugué à une meilleure compréhension des processus politiques qui sous-tendent la répartition des ressources aquatiques de plus en plus rares, au demeurant. L’impact du programme INCO s’est révélé d’autant plus positif qu’il a permis de renforcer les capacités humaines et institutionnelles des pays et régions partenaires. L’équipe d’experts recommande d’établir les priorités de la recherche dans le 7ème Programme-cadre (PC), de manière à répondre au besoin d’engagement constructif des chercheurs dans la gestion intégrée et la répartition équitable des ressources en eau. Pour ce faire, il importe de savoir pourquoi l’idée que se font les sociétés de la répartition des ressources en eau est à contre-courant des principes fondamentaux de l’économie et des écosystèmes, et ce que l’on pourrait faire pour promouvoir dans ce domaine des stratégies plus pérennes.

Cette étude-évaluation s’inscrit dans le cadre du soutien de l’Initiative Eau lancée par l’UE en faveur de la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) concernant l’accessibilité de l’eau, à savoir réduire de moitié le nombre de personnes privées d’eau salubre et de système d’assainissement de base, grâce à une approche intégrée de la gestion des ressources en eau. L’équipe de scientifiques a adopté une approche analytique novatrice des quelque 60 projets mis en place pour prendre en charge ces problèmes dans différents continents et régions du monde : Afrique, Asie, Caraïbes, Amérique latine, Méditerranée, Russie, Europe de l’Est et Asie centrale.
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Mardi, 06 décembre 2005
La Fondation Roi Baudouin a institué en 1978 le Prix International Roi Baudouin pour le Développement. Aujourd'hui, ce Prix est devenu la référence quand il s'agit de reconnaître des exemples positifs en matière de développement.
D'une valeur de 150.000 euros, le Prix International Roi Baudouin pour le Développement est décerné tous les deux ans par le Conseil d'administration de la Fondation. Au-delà du soutien financier qu'il représente, le Prix assure à ses lauréats une visibilité et une promotion internationales, en particulier auprès de certains des principaux acteurs du développement, tels que les Nations Unies et leurs agences spécialisées, la Banque mondiale, l'Union européenne et certaines coopérations bilatérales, le monde des fondations ou des ONG internationales.
Resté fidèle à la personnalité et aux valeurs qui ont inspiré sa création, le Prix International Roi Baudouin pour le Développement vise à couronner l'action de personnes ou d'organisations qui apportent une contribution importante au développement des pays du Sud ou à la solidarité entre les pays industrialisés et ceux en développement. Il entend aussi rappeler à l'opinion publique que les problèmes de développement se posent aujourd'hui avec encore plus d'acuité que lorsqu'ils émergeaient dans la conscience collective des nations, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.
Une autre originalité du Prix réside dans la diversité des candidats récompensés. La liste des lauréats couvre de nombreux domaines, de l'alphabétisation à la formation des paysans en passant par les transferts de technologie, les nouvelles formes de crédit, les droits de l'homme ou le commerce équitable.
Développement agricole et rural

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