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 Invité: Vincent Martin, FAO Sénégal




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Le Bureau du CTA à Bruxelles produit des actualités sur la coopération au développement ACP-UE. Abonnez-vous au Bulletin hebdomadaire.
Vendredi, 14 octobre 2005
Le numéro de septembre de CONCORD Flash est sorti. Au sommaire de ce numéro : Sommet des Nations Unies, Déclaration sur la politique de développement de l’Union Européenne, Code de conduite européen pour les organisations à but non lucratif, Financement des ONG, Négociations commerciales, Commerce et Développement.
Jeudi, 13 octobre 2005
La participation des acteurs non-étatiques fait partie intégrante de la politique communautaire de développment

Par cette consultation (du 19/09/2005 au 11/11/2005), la Commission cherche l’opinion des collectivités locales, des partenaires économiques et sociaux, des institutions académiques, des ONGs et de tout citoyen intéressé sur les caractéristiques principales que devrait avoir un nouveau programme thématique d'appui aux acteurs non étatiques dans le domaine de la cooperation au développment.
Dans le cadre des perspectives financières 2007–2013, la Commission a proposé de remplacer les instruments géographiques et thématiques existants par six instruments en vue de simplifier la législation ayant trait à l'action extérieure de l'UE. En raison de ce nouveau cadre législatif, plusieurs règlements, dont certains sont liés directement à l'appui aux acteurs non étatiques dans la coopération au développement, ne seront plus en vigueur après 2006. Les actions de la Communauté dans les différents domaines concernés seront toutefois poursuivies sous la forme de ' programmes thématiques ' encore à définir.

Dans ce contexte, la Commission ' entend proposer un programme thématique destiné à accorder un soutien aux organisations de la société civile et autres acteurs non étatiques, actifs dans le développement et originaires de l'UE et des pays partenaires. L'aide aux pouvoirs locaux (municipalités, régions, …) pourrait aussi être envisagée dans ce cadre. De manière plus spécifique, ce programme poursuivrait le triple objectif de soutenir: (i) la contribution des acteurs non étatiques au processus de développement au niveau du pays partenaire et au niveau régional, notamment par des mesures visant à instaurer la confiance, en encourageant la défense d'intérêts, la mise en réseaux et les capacités de dialogue, en facilitant une plus grande participation de la base et en promouvant des synergies dans le domaine du développement entre acteurs étatiques et non étatiques, (ii) en instaurant une compréhension, des partenariats et une solidarité de meilleure qualité entre les citoyens européens et les sociétés civiles dans les pays en développement par la promotion de questions de sensibilisation et d'éducation au développement auprès des citoyens de l'UE, des pays en voie d'adhésion et des pays candidats, (iii) en établissant la coopération et la coordination entre les réseaux de la société civile et entre ces réseaux et les institutions européennes '
La Commission a préparé un document de discussion afin d’exposer les fondements et les principales caractéristiques d'un programme thématique spécifique en faveur d'initiatives d'acteurs non étatiques dans la coopération de la Communauté avec les pays partenaires, successeur à la fois des programmes actuels de cofinancement des ONG et de coopération décentralisée. Les programmes géographiques resteront l'outil principal de la coopération communautaire et les acteurs non étatiques continueront d'être admis à participer à des programmes géographiques et autres programmes thématiques ' sectoriels ' proposés par la Commission (*). Ainsi donc, un programme thématique visant à apporter un soutien aux acteurs non étatiques doit démontrer une valeur ajoutée évidente et être complémentaire de programmes géographiques. Il s'inspire des enseignements tirés et de l'expérience des programmes de cofinancement des ONG et de coopération décentralisée. Il sera axé sur les acteurs et aura un caractère global, les priorités stratégiques étant définies dans un seul document pour une période couvrant plusieurs années.

(*) Tels que démocratie et droits de l'homme, développement humain et social dans les pays en développement, environnement et gestion durable des ressources naturelles, sécurité alimentaire lors du passage de situations d'urgence à une optique de développement, migration et asile, coopération avec des acteurs dans les pays de l'OCDE.
La Commission européenne a adopté aujourd’hui une proposition visant à l’adoption d’une nouvelle stratégie de l’UE pour l’Afrique. Cette stratégie définit un cadre d’action pour l’ensemble des États membres de l’UE et de la Commission européenne afin d’appuyer les efforts déployés par l’Afrique pour atteindre les objectifs du millénaire pour le développement (OMD) des Nations unies. L’adoption a été suivie par une réunion conjointe extraordinaire de la Commission européenne et de la Commission pour l’Union africaine (UA).
La “stratégie de l’UE pour l’Afrique” propose un partenariat stratégique pour la sécurité et le développement entre l’Union européenne et l’Afrique à l’horizon de la prochaine décennie. La stratégie fait suite aux décisions prises par le Conseil européen en juin d’accroître et d’améliorer l’aide au développement, d’accélérer sa mise en oeuvre et de cibler l’aide en particulier sur l’Afrique[1]. La stratégie s’articule autour d’un certain nombre d’exigences-clés pour assurer le développement durable, telles que la paix et la sécurité, une gouvernance judicieuse et efficace, le commerce, l’interconnectivité, la cohésion sociale et la viabilité écologique. En outre, elle réaffirme l’engagement pris par l’UE d’accroître son aide à l’Afrique et de renforcer son efficacité.
La réussite de cette stratégie dépendra de la capacité d’améliorer de manière significative le mode de coopération de l’UE et de ses États membres dans le domaine du développement. Elle formule des suggestions concrètes pour promouvoir la programmation conjointe, assurer un alignement des procédures et renforcer l’aide budgétaire.
Louis Michel, le commissaire chargé du développement et de l’aide humanitaire, a quant à lui souligné que “si elle est adoptée par le Conseil, la stratégie de l’UE pour l’Afrique marquera un véritable tournant pour aider l’Afrique à s’en sortir seule. L’un des principaux défis auxquels l’UE reste confrontée dans la coopération au développement est d’assurer une approche cohérente et efficace entre 26 acteurs différents, à savoir les 25 États membre et la Commission européenne, qui poursuivent 26 politiques de développement”.

Réseaux routiers, ferroviaires et énergétiques et systèmes de distribution d’eau
La “stratégie de l’UE pour l’Afrique” propose de lancer un certain nombre d’initiatives nouvelles, et notamment une initiative en matière de gouvernance ainsi qu’un partenariat pour l’infrastructure. Dans le cadre de l’initiative en matière de gouvernance, l’UE appuiera, notamment, les réformes lancées dans le prolongement du mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP), un outil unique d’évaluation et d’apprentissage entre pairs de la bonne gouvernance démocratique par et pour les Africains.
Enfin, dans le contexte du partenariat pour l’infrastructure, l’UE soutiendra les programmes qui favorisent l’interconnectivité au niveau continental pour promouvoir l’échange, l’intégration, la stabilité et le développement régionaux. L'insfrastructure et les équipements restent des secteurs clé pour le secteur agricole en Afrique lorsqu'on connaît les pertes dues au manque de facilités de stockage, conservation et transport rapide des produits agricoles pour leur écoulement sur les marchés nationaux, régionaux ou internationaux.
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[1] Le 24 mai 2005, sur la base d’une proposition de la Commission, le Conseil a arrêté un nouvel objectif collectif intermédiaire pour l’aide publique au développement (APD), soit 0,56% du revenu national brut (RNB) d’ici 2010, de manière à atteindre un taux de 0,7% d’ici 2015. En fixant l’objectif collectif de l’APD à 0,56% d’ici 2010, l’UE devrait disposer de marges supplémentaires à l’horizon 2010. Il a également été décidé qu’au moins la moitié de ces ressources supplémentaires serait consacrée à l’Afrique.
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Mardi, 11 octobre 2005
Voici le Buleltin E-Courier d'octobre qui contient entre autres :
- Allez-y: Editorial par le Commissaire Louis Michel après le sommet de l'ONU à New York. L'Europe reste de loin le leader mondial au sujet de la politique de développement et de l'efficacité de l 'aide au développement. L'étape suivante: la communication de la Commission sur la stratégie de l'UE pour l'Afrique sera bientôt prêt.

- De nouvelles technologies à la base du marché du coton. Le Cotton Club est de retour. Viwanou Gnassounou du secrétariat ACP souligne le rôle décisif des nouveaux produits Internet pour le commerce mondial.

- Le prix de la mort. Le fardeau insupportable imposé par le SIDA à la population rurale en Afrique. Une alerte lancée par Hansjörg Neun, Directeur de la CTA à Bruxelles .
Lundi, 10 octobre 2005
Le Dr Jacques Diouf, Directeur Général de la FAO, a visité le groupe ACP des Ambassadeurs à Bruxelles lors de sa tournée européenne. Le Dr Diouf a de nouveau alerté ses collègues sur l'importance de l'agriculture dans le contexte des pays d'Afrique, Caraïbes et Pacifique (ACP)en termes de revenus, emploi et sécurité alimentaire. Malheureusement, ce secteur est souvent absent des priorités et stratégies nationales de ces pays et reçoit dès lors peu de financements. Si l'on veut sérieusement réduire de moitié le nombre de personnes sous-alimentées en 2015, il faut sérieusement reconsidérer l'investissement dans l'agriculture.

Le CTA met en oeuvre des programmes visant l'appui aux petits producteurs et en faveur de l'agriculture familiale dans les pays ACP. Un atelier conjoint avec la FAO, le Secrétariat ACP, le ROPPA, le Collectif Stratégies Alimentaires (CSA) et la Commission européenne qui se tiendra en février prochain vise à sensibiliser les décideurs UE et ACP sur le rôle de l'agriculture familiale et des organisations de producteurs dans les pays ACP.
Développement agricole et rural

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