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 Invité: Vincent Martin, FAO Sénégal




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Le Bureau du CTA à Bruxelles produit des actualités sur la coopération au développement ACP-UE. Abonnez-vous au Bulletin hebdomadaire.
Samedi, 26 novembre 2005
La DG Développement vient de publier un Buleltin spécial sur les discussions tenues au Sommet mondial sur la société de l’information qui vient de se tenit à Tunis du 16 au 18 novembre dernier.
L’Union européenne a adopté une approche très positive à l’égard du financement des technologies de l’information et de la communication et considère ce financement comme une partie intégrale du développement. Certains domains tels que l’éducation, la santé, la croissance économique et la gouvernance bénéficieraient de TIC plus développés et d’une infrastructure TIC plus moderne. Pour les délégations de l’Union européenne, deux questions clés étaient au cœur de la deuxième phase du Sommet : celle de la gouvernance de l’Internet et celle des mécanismes financiers disponibles entre les pays développés et les pays en voie de développement. Une troisième question fut également soulevée : la mise en oeuvre des acquis du SMSI et la suite du Sommet de Tunis. Des réponses ont été apportées à toutes ces questions. Selon l’Union européenne, une infrastructure à la fois solide et moderne des technologies de l’information et de la communication est essentielle pour que l’Afrique atteigne les objectifs du développement. L’Union européenne a lancé une collaboration ambitieuse entre l’Europe et l’Afrique sur les infrastructures, qui pourvoit à d’autres réseaux de telecommunication trans-africains. Dans l’optique de donner suite au SMSI, cette collaboration favorisera le développement des technologies de communication électronique avancées et à bas prix, et favorisera le développement de cadres de réglementation permettant de créer un environnement pour l’innovation, la croissance, et l’inclusion sociale.
Toutefois, en Afrique, une série d’obstacles reste à franchir avant qu’une industrie dynamique des technologies de l’information et de la communication prête à relancer l’économie ne soit établie. Les procédures administratives et légales figurent parmi les problèmes les plus éminents, comme par exemple la simple incorporation ou l’enregistrement d’une société. Il existe aussi d’autres problèmes cruciaux tels que l’accès aux fonds, le gouvernement d’entreprise, la mise en vigueur des contrats, l’efficacité de la cour et la législation solide des faillites. En effet, tous ces domaines permettent que les actifs et le capital humain soient délocalisés afin d’être plus efficaces et productifs.

Le CTA a produit une édition de son bulletin ICT Update sur le Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI-2).
Le Conseil des Ministres UE a donné son fgeu vert au « consensus européen » proposé par la Commission pour renforcer la cohérence, la coordination et l’efficacité de l’aide.
Le Conseil et la Commission européenne viennet d´adopter aujourd’hui une ambitieuse Déclaration de Politique du Développement qui définit une vision commune de l’Union européenne en matière de développement. Le Parlement européen été associé étroitement à la conception du « consensus de Bruxelles » et doit se prononcer bientôt.
Pour la première fois en 50 ans de coopération au développement, la Commission, le Parlement et le Conseil se sont accordés sur un socle commun d’objectifs, de valeurs, de principes et de moyens des 25 États membres et de la Communauté. Ceci est une condition indispensable pour accroître la cohérence, la coordination et l’efficacité de l’aide. En même temps, cet engagement renforce le rôle politique global de l’Union européenne en tant que premier donateur d’aide du monde.
Le 13 juillet dernier, faisant suite à une vaste consultation publique dans les Etats membres et dans les pays en développement, la Commission avait adopté une communication proposant une déclaration conjointe du Conseil, du Parlement et de la Commission sur la politique de développement de l’Union.
Apres des mois de débat intensifs au sein du Conseil et du Parlement européen, le Conseil et la Commission ont trouvé aujourd’hui un accord sur ce texte, qui guidera les activités de coopération au développement de l’Union avec l’ensemble des pays partenaires.
Louis Michel, le Commissaire au Développement et de l’Aide humanitaire, a déclaré: « Le Consensus européen marque un tournant historique dans la politique de développement de l’Union. En mai dernier, nous avons obtenu un accord pour faire plus ; à présent nous disposons d’un instrument politique qui nous permettra de faire mieux. Ce qui importe maintenant est de transformer cette Déclaration en actions concrètes pour plus de cohérence et d’efficacité».
Ce Consensus européen est fondé sur une nouvelle conception de la coopération au développement qui met l’accent sur la nécessité d’une meilleure coordination et harmonisation des bailleurs de fonds pour appuyer les efforts propres des pays partenaires; il fait de l’éradication de la pauvreté la préoccupation essentielle de l’Union, tout en tenant compte de l’importance de réaliser les synergies entres différentes politiques et objectifs de l’action extérieure de l’Union.
La Déclaration comporte deux parties: une première partie fédère les Etats membres et la Commission autour d’une vision européenne du développement; une deuxième partie donne les orientations pour la mise en oeuvre de cette vision commune au niveau communautaire.
La nouvelle Déclaration de développement remplace ainsi la Déclaration qui avait été adoptée par le Conseil et la Commission en novembre 2000, mais qui ne concernait que la partie communautaire.
Elle prend en compte les Objectifs du Millénaire, l’élargissement de l’Union à 25 Etats membres, et les défis nouveaux liés à la sécurité et à la mondialisation.
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Vendredi, 25 novembre 2005
Journée mondiale du sida 2005: l'UE lutte activement contre une épidémie en recrudescence
Les jeunes de l'Union européenne et des pays voisins figurent parmi les principales victimes d'une recrudescence de l'épidémie mortelle de VIH/sida. À l'approche de la journée mondiale du sida, qui aura lieu le 1er décembre, le réseau EuroHIV financé par l'UE a publié des données indiquant que le nombre de nouveaux cas de VIH diagnostiqués ne cessait de croître. Dans les vingt pays de l'Union pour lesquels des données étaient disponibles pour les quatre dernières années, le nombre total de nouveaux cas signalés a augmenté de 23 %. C'est au Royaume-Uni que la hausse a été la plus marquée, avec 69 %. En 2004, un peu moins de 72 000 cas avaient été signalés dans l'ensemble de la région européenne de l'OMS. Selon de nouvelles estimations de l'ONUSIDA, 2,3 millions de personnes sont atteintes du VIH et du sida dans la région européenne. Pour lutter contre la recrudescence de l'épidémie en Europe et dans les pays voisins, la Commission adoptera bientôt une communication présentant les mesures concrètes qui seront prises pendant la période 2006-2009. Ces mesures concerneront des aspects tels que la participation de la société civile, les partenariats avec l'industrie, la surveillance, la prévention des nouvelles contaminations, la toxicomanie, l'éducation, l'accompagnement psychologique, les tests, la recherche et les initiatives en faveur des pays voisins. La Commission européenne continue à investir dans des projets de recherche portant sur de nouveaux médicaments ainsi que sur des microbicides et des vaccins pour empêcher la propagation du virus.

La lutte contre le sida dans les pays en développement

Avec une contribution de deux milliards d’euros, l’Union européenne est le principal contributeur financier du Fonds mondial des Nations unies pour la lutte contre le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme. Ce fonds a été créé pour fournir un financement rapide et massif aux pays en développement afin qu’ils renforcent leurs programmes de lutte contre ces trois maladies en fonction de leurs priorités. Par ailleurs, la Commission européenne préconise l’introduction d’une tarification différenciée et encourage un dialogue politique en vue de la réduction radicale du prix des médicaments, y compris des antirétroviraux. La disponibilité de médicaments à des prix abordables est la principale condition préalable de l’accès au traitement pour des milliers de personnes dans les pays en développement. Au niveau mondial, le sida reste encore aujourd’hui un problème des pays en développement en particulier, et l’Afrique sub-saharienne est la région la plus touchée.
La Commission se félicite du soutien du Conseil et du Parlement européen en faveur du déliement total de l’aide
La Communauté européenne a adopté deux règlements relatifs à l’accès à l’aide extérieure de la Communauté, qui établissent un niveau de déliement sans précédent. L’octroi d’une aide lié à l’acquisition de biens et de services dans le pays donateur représente en effet un obstacle majeur à l’efficacité de cette aide. Cette décision par consensus constitue donc un énorme pas en avant vers le renforcement de l’efficacité de l’aide au développement.
Le Conseil et le Parlement ont ratifié l’approche de la Commission, qui va bien au-delà d’une négociation commerciale entre donateurs. La démarche adoptée par la Commission place en effet le pays partenaire au centre du concept de déliement et préconise d’utiliser ce dernier de manière intelligente afin de renforcer l’intégration régionale ainsi que le développement des capacités et des marchés locaux. L’objectif est d’aider concrètement le pays partenaire à devenir un acteur essentiel de son propre développement, non seulement sur le plan politique mais également au niveau opérationnel.
Le Commissaire européen chargé du développement et de l’aide humanitaire, Louis Michel, a qualifié cet accord de « résultat concret, qui démontre que les engagements adoptés, lors du sommet des Nations unies, en faveur du renforcement de l’efficacité de l'aide, n'ont pas été pris à la légère ».
Les nouveaux règlements prévoient que l’ensemble de l’aide octroyée aux pays les moins avancés sera déliée unilatéralement. Tout le savoir-faire sera délié et reposera uniquement sur les critères de qualité et de prix. L’aide alimentaire sera déliée également. Au total, 30% de l’aide octroyée par la Communauté sera complètement déliée. Selon les estimations internationales, cette mesure aura pour effet d’améliorer la rentabilité des dépenses jusqu’à concurrence de 500 millions d’euros, soit bien plus que ce que prévoit le consensus international limité actuel, qui ne couvre que 2% de l’aide.
Le reste de l’aide de la Communauté sera accessible à d’autres donateurs, pour autant qu’ils ouvrent également leur propre aide, conformément au principe de réciprocité. Il s’agit là d’une proposition généreuse pour les donateurs qui n’ont pas encore délié leur aide. Cette mesure pourrait améliorer la rentabilité des dépenses d’1,2 million d’euros supplémentaires.
Les règlements prévoient également plusieurs simplifications opérationnelles qui favorisent la réalisation d’un plus grand nombre d’actions communes entre les donateurs. Ils contribuent à la poursuite de la mise en oeuvre des principes et des engagements adoptés par l’Union européenne lors du Forum de haut niveau sur l’harmonisation, et de sa « Déclaration de Paris » internationale relative à l’efficacité de l’aide.
Mercredi, 23 novembre 2005
Feu vert du Conseil au « consensus européen » proposé par la Commission pour renforcer la cohérence, la coordination et l’efficacité de l’aide
Le Conseil et la Commission européenne ont adopté aujourd’hui une ambitieuse Déclaration de Politique du Développement qui définit une vision commune de l’Union européenne en matière de développement. Le Parlement européen été associé étroitement à la conception du « consensus de Bruxelles » et doit se prononcer bientôt.
Pour la première fois en 50 ans de coopération au développement, la Commission, le Parlement et le Conseil se sont accordés sur un socle commun d’objectifs, de valeurs, de principes et de moyens des 25 États membres et de la Communauté. Ceci est une condition indispensable pour accroître la cohérence, la coordination et l’efficacité de l’aide. En même temps, cet engagement renforce le rôle politique global de l’Union européenne en tant que premier donateur d’aide du monde.
Le 13 juillet dernier, faisant suite à une vaste consultation publique dans les Etats membres et dans les pays en développement, la Commission avait adopté une communication proposant une déclaration conjointe du Conseil, du Parlement et de la Commission sur la politique de développement de l’Union.

Apres des mois de débat intensifs au sein du Conseil et du Parlement européen, le Conseil et la Commission ont trouvé aujourd’hui un accord sur ce texte, qui guidera les activités de coopération au développement de l’Union avec l’ensemble des pays partenaires.
Louis Michel, le Commissaire au Développement et de l’Aide humanitaire, a déclaré: « Le Consensus européen marque un tournant historique dans la politique de développement de l’Union. En mai dernier, nous avons obtenu un accord pour faire plus ; à présent nous disposons d’un instrument politique qui nous permettra de faire mieux. Ce qui importe maintenant est de transformer cette Déclaration en actions concrètes pour plus de cohérence et d’efficacité».
Ce Consensus européen est fondé sur une nouvelle conception de la coopération au développement qui met l’accent sur la nécessité d’une meilleure coordination et harmonisation des bailleurs de fonds pour appuyer les efforts propres des pays partenaires; il fait de l’éradication de la pauvreté la préoccupation essentielle de l’Union, tout en tenant compte de l’importance de réaliser les synergies entres différentes politiques et objectifs de l’action extérieure de l’Union.
La Déclaration comporte deux parties: une première partie fédère les Etats membres et la Commission autour d’une vision européenne du développement; une deuxième partie donne les orientations pour la mise en oeuvre de cette vision commune au niveau communautaire.
La nouvelle Déclaration de développement remplace ainsi la Déclaration qui avait été adoptée par le Conseil et la Commission en novembre 2000, mais qui ne concernait que la partie communautaire.
Elle prend en compte les Objectifs du Millénaire, l’élargissement de l’Union à 25 Etats membres, et les défis nouveaux liés à la sécurité et à la mondialisation.
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