Septembre 2017
L Ma Me J V S D
28 29 30 31 1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 1

 Invité: Vincent Martin, FAO Sénégal




Choisissez les catégories :
















Twitter

Suivez le CTA Brussels Daily

 

twitter logo

 

facebook logo cta

Le Bureau du CTA à Bruxelles produit des actualités sur la coopération au développement ACP-UE. Abonnez-vous au Bulletin hebdomadaire.
Mercredi, 20 avril 2005
Une réunion ministérielle Afrique-UE s’est tenue au Luxembourg le 11 avril 2005 autour des principaux thèmes suivants :
Enjeux majeurs liés au développement
Ont été abordées les questions d’ordre environnemental telles que la désertification, la sécheresse, les catastrophes naturelles et l’invasion des criquets pèlerins.
Les ministres ont insisté sur la nécessité de renforcer la coopération entre l’Afrique et l’UE, pour mieux faire face aux problèmes majeurs d’environnement que rencontre l’Afrique : dégradation des sols, désertification et sécheresse, manque d’alimentation en eau, détérioration de l’environnement côtier et marin, perte de la diversité biologique... Ils ont également souligné la nécessité d’une collaboration plus étroite, visant à mieux lutter contre le fléau des criquets pèlerins. Rappelant leurs propres efforts déployés dans ce sens, les ministres africains ont salué la contribution de l’UE, à travers les fonds mis à la disposition de la FAO lors de la dernière invasion des criquets, tout comme la création de la Facilité pour l’eau UE-ACP. Les deux parties ont exprimé l’espoir de parvenir à un accord sur les principes opérationnels de cette initiative, à l’occasion de la 13ème session de la Commission du Développement durable de l’ONU, et d’avancer ainsi sur la voie des objectifs que s’est fixés la communauté internationale, notamment dans le cadre du Sommet de la Terre qui s’est tenu en 2002 à Johannesburg.

Dialogue UE-Afrique
Les ministres ont rappelé la décision qu’ils ont prise lors de la réunion de la troïka en décembre 2004 à Addis-Abeba (Éthiopie), sur les questions clés de développement et, en particulier, le VIH/SIDA, le paludisme, la, tuberculose et autres maladies infectieuses connexes, la sécurité alimentaire, la dette extérieure de l’Afrique, les lux migratoires et le Plan d’action concernant le trafic d’êtres humains, les Technologies de l’information et de la communication (TIC) et la prise en compte de la dimension du genre (équilibre homme-femme). Ils ont pris note du rapport élaboré par de hauts fonctionnaires sur les progrès réalisés dans ces domaines, puis ont encouragé les auteurs à poursuivre leurs activités à l’aide de mécanismes d’expertise appropriés et à soumettre régulièrement les comptes rendus techniques de leurs travaux. Les deux parties ont rappelé la nécessité de soumettre pour approbation au plus haut niveau politique possible, le protocole d’accord déjà conclu sur la dette extérieure des pays africains.

Partenariat stratégique UE-Afrique
Les ministres européens ont présenté un document informel sur l’établissement d’un partenariat stratégique entre l’Afrique et l’UE. Un certain nombre de recommandations sont formulées dans ce document, concernant les modalités et le contenu du dialogue UE-Afrique préconisé. Les deux parties sont convenues d’examiner les recommandations lors de leur prochaine réunion.

Intégration régionale et échanges commerciaux
L’UE s’est dit de nouveau prête à aider l’Afrique à accélérer son processus d’intégration. Elle a insisté, à ce propos, sur la nécessité de recourir aux APE pour soutenir les efforts africains en matière d’intégration régionale. L’UA a salué cet engagement et rappelé les mesures qu’elle a prises pour accélérer ce processus d’intégration, notamment l’examen du nouveau protocole concernant les relations entre la Commission de l’UA et les Communautés économiques régionales (CER), l’évaluation du calendrier de mise en oeuvre prévu par le Traité d’Abuja, et la rationalisation des CER. Parallèlement, la Commission de l’UA a attiré l’attention de l’UE sur l’importance de renforcer ses propres capacités tout comme celles des CER. L’UA a appelé l’UE à inscrire comme priorité la fourniture de l’assistance économique nécessaire pour combattre, à la racine, les causes de la pauvreté liée aux conflits. L’UE en a pris acte et s’est ensuite félicitée de la convergence des actions menées dans ce domaine par les deux Commissions.
Reconnaissant les APE comme instruments de développement, L’UA a souligné la nécessité de contribuer au renforcement des capacités de l’Afrique en matière de négociations internationales, ainsi qu’à l’amélioration de l’accès au marché européen des produits africains. La Commission de l’UA a également lancé un appel à l’UE pour qu’elle encourage le secteur privé européen à accroître ses investissements en Afrique. L’UE a fourni des informations sur l’état d’avancement des négociations au sein des six groupements régionaux. Les deux parties sont convenues des dates possibles de réunion sur les mécanismes conjoints UE-UA en mai/juin 2005. La configuration des groupes de négociation pour l’Afrique pourrait constituer l’un des points de l’ordre du jour.
La Bulgarie et la Roumanie ont reçu le feu vert du Parlement européen de Strasbourg pour leur adhésion à l’UE. En effet, les députés européens ont massivement approuvé l’entrée dans l’Union de ces deux pays dont le traité d’accession devrait être signé lors d’une cérémonie qui aura lieu le 25 avril au Luxembourg, avant d’être ratifié par les Parlements de l’ensemble des 25 États membres actuels. Ainsi, la Bulgarie et la Roumanie devraient rejoindre l’UE en 2007, à condition toutefois qu’elles mettent en place les mesures économiques et politiques convenues. Dans le cas contraire, leur adhésion à l’UE pourrait être retardée. Un rapport sur l’état d’avancement de l’application de ces mesures devrait être publié par la Commission européenne en novembre.
  • Bookmark and Share
  • Email
  • Imprimer
La Commission européenne a adopté aujourd’hui des propositions visant à accélérer les progrès vers les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), en augmentant le volume et en améliorant l'efficacité de l’aide au développement de la Commission et des Etats membres. Une augmentation significative de l'aide publique au développement (avec un nouvel objectif intermédiaire de 0.56%du RNB en 2010, pour atteindre le but de 0,7% en 2015), une cohérence accrue des politiques communautaires, une meilleure coordination entre Etats membres et l'UE et une appropriation soutenue de cette aide par leurs bénéficiaires sont les piliers des trois communications approuvées aujourd'hui.
Il y a cinq ans, la communauté internationale s’est mis d'accord autour des OMD, parmi lesquels celui de réduire de moitié d’ici 2015 le nombre de personnes qui vivent avec moins d'un dollar par jour. En septembre prochain, un Sommet des Nations Unies à New York évaluera les progrès réalisés au regard de ces Objectifs. En tant que premier bailleur de fonds et premier partenaire commercial des pays en développement, l’Union européenne a une responsabilité particulière. Le Président de la Commission européenne, José Manuel Durao Barroso, a déclaré : 2005 est une année cruciale pour le développement. En tant que premier donateur d’aide au développement, l’UE et ses Etats membres doivent parler d’une voix unique et ambitieuse en faveur d’un investissement plus important et mieux coordonné, en oeuvrant pour que nos politiques soient cohérentes et servent nos objectifs de développement. Au rythme actuel, il faudrait 100 ans pour atteindre les OMD en Afrique. Nous devons faire plus et mieux. Il faut respecter nos engagements, pour des raisons d’humanité et de solidarité, mais aussi de stabilité. Face aux défis de la pauvreté et d'une mondialisation mal maîtrisée, qui laisse de côté de groupes entiers de populations, une prise de conscience est nécessaire, a souligné le Commissaire au Développement et à l'Aide humanitaire, Louis Michel.
Les propositions présentées à l'Assemblée Parlementaire par le Commissaire Louis Michel traitent (1) du volume et de l’efficacité de l’aide ; (2) de la cohérence des politiques de l’Union pour le développement ; et (3) de la priorité à accorder à l’Afrique.
La Commission propose aux Etats membres de continuer à augmenter leurs budgets d’aide publique au développement (APD) et de passer au-delà de leurs engagements de Monterrey (0.39% du PNB en 2006). Elle propose de fixer un nouvel objectif individuel minimal de 0.51% pour 2010 (0.17% pour les nouveaux Etats membres), ce qui porterait l’effort collectif de l’Union à 0.56%. Cet engagement se traduirait par un accroissement de 20 milliards d’euros par an en 2010 et permettrait d’atteindre en 2015 le taux de 0.7% fixé par les Nations Unies. En 2004, l'aide publique au développement des 25 a atteint 43 milliards € (chiffres OCDE). Des ressources accrues et une aide plus efficace sont essentielles, mais ne suffiront pas pour atteindre les OMD. En effet, d’autres politiques communautaires peuvent apporter une contribution substantielle au développement. D’où le concept de « cohérence pour le développement ». La Commission propose de faire un « rapport de cohérence » à mi-parcours entre le Sommet de septembre 2005 et la prochaine évaluation internationale des OMD. Enfin, la Commission souhaite concentrer ses efforts sur l’Afrique et soutenir ses Etats pour qu'ils deviennent les acteurs principaux de leur propre développement. L'UE devrait se focaliser sur les domaines où elle peut jouer un rôle de catalyseur aussi pour l'action d'autres donateurs:
- La gouvernance, notamment par un appui à l'Union Africaine et un partenariat avec ses institutions et le refinancement de la Facilité de Paix
- Les réseaux nécessaires à une intégration régionale des pays africains et qui favoriseront les échanges Sud-Sud
- La cohésion sociale et le développement
  • Bookmark and Share
  • Email
  • Imprimer
La 9ème Assemblée parlementaire paritaire UE/ACP (APP) s'est ouverte, le 18 avril à Bamako (Mali), par un message écrit du Secrétaire général des Nations unies. M. Kofi ANNAN dans lequel il rappelle que la réduction de la pauvreté et la réalisation des sept autres objectifs de développement sont réalisables si les pays développés soutiennent les plus démunis. Dans ce texte, il demande aux parlementaires du Nord et du Sud de faire pression sur leurs gouvernements afin qu'ils tiennent leurs promesses. Dans sa déclaration pour le millénaire adoptée en 2000, l'Assemblée générale des Nations Unies a identifié huit objectifs pour favoriser le développement des pays les plus pauvres de la planète d'ici à 2015. Ces objectifs du millénaire pour le développement (ODM) sont un des points importants des débats entre les 77 députés européens et leurs homologues de 77 pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP). La session s'achèvera le 21 avril par l'adoption d'une Déclaration de Bamako dans laquelle les membres de l'APP demanderont un engagement plus ferme de la communauté internationale en faveur de la réalisation des OMD.
La situation au Soudan est un autre point de l'ordre du jour, alors qu'une délégation conjointe de l'APP s'est rendue au Darfour fin mars. Un débat sur le Togo a été ajouté à l'ordre du jour pour la dernière journée. Les autres débats porteront notamment sur la situation dans les Grands Lacs, à laquelle fait écho un rapport sur la réhabilitation post-conflit, sur la budgétisation du Fonds européen de développement (FED) et sur les négociations de partenariat économique avec l'Afrique de l'Ouest, en présence du commissaire européen chargé du commerce, M. Peter Mandelson. Des résolutions seront adoptées, jeudi 21 avril, sur le Soudan, les Grands Lacs, le FED, les situations post-conflits et l'éducation primaire (dans le cadre des objectifs du Millénaire).
Se rendre dans les pays ACP est l'occasion pour les députés européens de débattre sur place et avec les acteurs locaux des problèmes essentiels des pays en développement. Ainsi, le Forum des femmes a réuni, le 16 avril, des députés et des organisations de la société civile pour aborder la question de l'excision, très prégnante au Mali puisque plus de 90% des femmes sont victimes de mutilations génitales dans ce pays. D'autre part, la chute des cours mondiaux du coton est une catastrophe pour le Mali, principal producteur d'Afrique. Les députés auront l'occasion d'écouter les préoccupations des Maliens sur ces questions, de même que sur la désertification qui menace le pays.
  • Bookmark and Share
  • Email
  • Imprimer
Lundi, 18 avril 2005
Discours de Louis Michel, Commissaire européen au Développement et Aide humanitaire, au Comité du Développement (Banque Mondiale).Washington, 17 April 2005
Le monde vit un paradoxe effrayant. A l’heure où les moyens scientifiques et humains n’ont jamais été si importants, nous assistons à une pauvreté persistante, à une globalisation qu’aucune retenue morale ne contient. Le monde riche et ses leaders acceptent, en témoins passifs, les inégalités sordides qui se répandent et défigurent une certaine idée de l’homme. Des populations entières, dont des millions d’enfants de moins de cinq ans, victimes de maladies et de maux pour lesquelles existent des traitements, des thérapies et des solutions sont laissés à leur douleur. Le monde riche peut les guérir, peut les sauver, et pourtant nous les laissons dans leur terrifiante solitude.
J’ai presque honte, en prononçant ces mots, de joindre moi aussi, ma banale incantation à tous ces discours qui trop souvent ressemblent à de la bonne conscience. Il est vrai que des avancées ont été enregistrées, mais elles sont insuffisantes. C’est pourquoi la Commission vient de décider d’un paquet de propositions très volontaristes qui doivent permettre d’accélérer la réalisation des objectifs du millénaire. Il y a maintenant plus de quarante ans que nous promettons de consacrer 0,7% de notre produit intérieur brut au développement. Quelle excuse avons-nous encore aujourd’hui pour ne pas réaliser ces objectifs? Avec la proposition qui a été faite aux états-membres, les moyens de l’aide augmenteront à partir de 2010 de 20 milliards d’euros par an. Nous passerions ainsi de plus ou moins 46 milliards d’euros à 66 milliards d’euros. A propos des nouvelles sources de financement, la Commission partage pour l’essentiel les réflexions des institutions de Bretton Woods. Ces mesures ne doivent pas devenir un prétexte pour retarder ou réduire les engagements d’accroissement de l’aide publique. L’efficacité de l’aide constitue un autre défi. Nous devons mettre en œuvre nos discours politiques sur l’appropriation, le partenariat, l’alignement sur les processus nationaux, les approches fondées sur les résultats. Des instruments comme par exemple l’aide budgétaire devrait devenir la règle et non l’exception. Nos procédures doivent être harmonisées. Nous devons être plus flexibles, plus stables, et plus prévisibles. Nous devons avoir la capacité d’intervenir vite quand les pays sont confrontés à des chocs externes. La Commission répond à ces exigences par des solutions concrètes.
Nous devons aussi assurer la cohérence des politiques pour le développement. La Commission a identifié 11 domaines concernées par cet objectif. La recherche, l’agriculture, la pêche, l’environnement, le commerce, etc. peuvent générer une valeur ajoutée pour l’aide. Le troisième élément de ce paquet, c’est la focalisation sur l’Afrique. Le retard y est considérable, la misère y est souvent insupportable. Une grande partie de l’accroissement de l’aide publique doit aller à l’Afrique. Notre action va se déployer sur trois plans :
- le plan politique : nous devons consacrer des moyens importants pour soutenir les réformes nécessaires à une gouvernance efficace, plus respectueuse de l’état de droit, la démocratie, et de l’accès égal des citoyens aux services. Nous devons encourager la réforme issue du mécanisme de revue par les pairs, assurer le refinancement de la Facilité pour la Paix, et faire participer la société civile à la vie démocratique.
- Le deuxième axe, c’est le domaine économique. Il faut financer rapidement des grands reseaux trans-africains de communications. L’Afrique a besoin au plus vite de ports, d’aéroports, de chemins de fer, d’une politique régionale de l’énergie et de l’eau.
- Le troisième plan, c’est le social au sens large : l’éducation, la santé, la culture, l’environnement. Je suis mandaté pour vous dire que nous sommes prêts à travailler en collaboration étroite avec tous les acteurs de développement et avec tous les Etats désireux d’assumer la solidarité internationale et qui sont conscients que l’inaction ferait courir des risques incalculables en alimentant des processus déstabilisateurs pour l’avenir de notre société.Mesdames et messieurs, je crois profondément que ce changement est possible. Il suffirait que nous décidions tous ensemble et en même temps de partager une part infime de notre richesse, à la marge de notre opulence.
  • Bookmark and Share
  • Email
  • Imprimer
Développement agricole et rural

Développement agricole et rural

<< Préc. | Ring Hub | Rejoindre | Suiv. >>