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 Invité: Vincent Martin, FAO Sénégal

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Le Bureau du CTA à Bruxelles produit des actualités sur la coopération au développement ACP-UE. Abonnez-vous au Bulletin hebdomadaire.
Lundi, 17 octobre 2005
La Commission européenne se félicite de la reprise de la coopération avec Haïti.
Le Commissaire européen au Développement et à l’Aide humanitaire, Louis Michel, s’est félicité de la décision prise aujourd’hui par le Conseil de l’UE de débloquer 72 millions d’euro du Fond Européen de Développement (FED) pour Haïti. Cette décision, proposée par la Commission européenne, vise à soutenir les efforts de démocratisation et de bonne gouvernance entrepris par le Gouvernement Haïtien et la tenue de prochaines élections législatives.
Ce montant provient de « l’enveloppe A » du 9ème FED, qui avait été gelée en application de l’article 96 de l’Accord de Cotonou, suite aux irrégularités constatées lors des élections de 2000 et aux atteintes répétées portées contre l’Etat de droit par le gouvernement précédent.
Le Commissaire Michel a souligné que « ces 72 millions d’euro s’inscrivent dans le cadre d’un engagement exceptionnel de la Commission européenne pour appuyer le Gouvernement de transition dans ses efforts de restauration de l’Etat de Droit ».
La Commission européenne organise ce jeudi 20 et vendredi 21 octobre une Conférence Internationale sur Haïti, à Bruxelles. Cette conférence s’inscrit dans la continuité des conférences de Washington, de Cayenne et de Montréal et réunira les principaux acteurs institutionnels impliqués dans la transition et la stabilisation en Haïti, notamment les représentants du Gouvernement intérimaire et les bailleurs de fonds.
Les premières élections générales après la crise de 2004 sont prévues pour le mois de décembre.
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C'est par cette question que les ONG et organisations paysannes belges attirent votre attention sur la Journée Mondiale de l'Alimentation qui a eu lieu le 16 octobre 2005.
Plus de 2 milliards de gens comptent sur l'agriculture pour assurer leur survie. Quelques 850 millions de personnes souffrent de faim. Il est révoltant de se rendre compte que soixante à septante pour cent d'entre eux sont agriculteurs. Ces derniers sont confrontés, par exemple, à des prix de vente du café, du coton, de l’arachide, de la canne à sucre, du maïs ou du riz, qui sont écrasés en raison de la faiblesse de leur position de négociation face à l'agro-industrie. Mais ils sont aussi confrontés à bien d’autres obstacles : les mauvaises politiques commerciales nationales ou internationales, les infrastructures rurales négligées, les conflits, la mauvaise gestion et l’insuffisance des budgets. La solution semble pourtant devoir venir en premier lieu de l'approvisionnement alimentaire local et régional. L’agriculture paysanne familiale, pourvoyeuse d’emplois à plus d’un milliard de personnes, constitue le socle premier pour garantir au mieux la sécurité alimentaire. C’est par une rémunération digne de leur travail que ces millions d’agriculteurs ne mourront plus de faim. Une politique agricole et alimentaire réfléchie et durable n'est, pour nous, en rien synonyme de politiques orientées sur des exportations maximales. Bien que l'endettement de nombreux pays en développement et la libéralisation des marchés les forcent à poursuivre une politique d'exportation, des exemples démontrent à suffisance qu'il s'agit
justement là d’une cause majeure de l'effondrement des prix agricoles. Cela ne signifie pas pour autant que le commerce international soit inutile, mais l’accès aux marchés internationaux n’est pas un objectif en soi et ces marchés doivent être suffisamment régulés pour garantir des prix raisonnables et stables aux agriculteurs et aux consommateurs. Ces
solutions sont basées sur les principes de souveraineté alimentaire.
Les petits prêts (aussi appelés micro-crédits) constituent un outil efficace pour combattre la pauvreté et pour donner un pouvoir aux femmes. Tel a été le message central délivré à l'occasion d'une audition publique organisée par quatre commissions du Parlement européen le 11 octobre dans le cadre de l'Année internationale du micro-crédit.
Le terme de micro-crédit est utilisé pour définir un prêt portant sur un montant modeste consenti à un client à faibles revenus par une banque ou une autre institution. Les micro-crédits peuvent revêtir une importance particulière pour les femmes : les études ont démontré que, dans un monde où la plupart des pauvres sont des femmes, l'accès à de tels prêts peut améliorer leur statut au sein de la famille et de la communauté. Les femmes gagnent ainsi en autorité et en confiance, elles développent leurs propres atouts, dans l'agriculture et le logement, jouent un rôle plus important dans la prise de décision et assument des rôles de direction dans leurs communautés.
Plusieurs intervenants ont dressé un bilan de l'usage du micro-crédit dans différentes régions du monde (Amérique latine, Afrique, Afghanistan, Asie...).
"D'un phénomène marginal à côté ou parallèle au système bancaire traditionnel, on voit aujourd'hui que la finance des pauvres est en train de devenir la finance principale dans de nombreux pays pauvres", a ainsi expliqué Brigit HELMS, du CGAP (Groupe Consultatif d'Assistance aux Pauvres) Elle a cité l'exemple du Mexique où Compartamos, qui était en 1991 une petite ONG, est devenue une institution autosuffisante forte de 365.700 clients, qui arrive à émettre en monnaie locale. Le problème du taux de change a d'ailleurs été évoqué à plusieurs reprises; les institutions et bailleurs de fonds fournissant la monnaie en devises étrangères, les entreprises locales se trouvent souvent exposées aux risques liés aux fluctuations de change. Felippo VETTORATO (Consortium ETIMOS, Italie) a estimé que la Commission européenne pourrait jouer un rôle essentiel dans la couverture des risques.
Andreas SCHWARZ, qui représentait la Commission européenne, a confirmé qu'il s'agissait de l'une des priorités de la "nouvelle approche" prônée par le commissaire Louis MICHEL responsable du Développement: "se professionnaliser dans le secteur, notamment après un rapport du CGAP qui a soulevé que la CE manquait formellement de personnel spécialisé dans le secteur bancaire".
Mme Ana GOMES (PSE, PT) a conclu la séance en déclarant qu'il s'agissait là d'une opportunité pour l'UE de rendre son aide au développement plus efficace, en améliorant la situation actuelle.

Le CTA a réalisé de nombreuses publications et séminaires sur le rôle du micro-crédit pour les producteurs des pays ACP.
La semaine prochaine, un groupe de six parlementaires des Etats membres de l’Union Européenne et de pays ACP en développement se rendra en mission en Jamaïque pour faire le tour du sucre, de la banane et du crime.
Le groupe fera un tour des états cultivant le sucre et la banane, visitera Spanish Town frappée par la criminalité, et rencontrera les responsables politiques et des dirigeants d’entreprise de la Jamaïque.
La Mission Conjointe de l’Assemblée Parlementaire des Etats d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique et des Etats membres de l’Union Européenne arrivera lundi en Jamaïque pour une visite de cinq jours. Elle sera composée de :
. le co-président Glenys du Royaume Uni, membre du Groupe Socialiste au Parlement Européen ;
. Michael Gahler d’Allemagne ;
. Youssouf Moussa Dawaleh de Djibouti ;
. Joeli Nabika ;
. Michael Wood ; et
. Neville Bissemeber.
Ils seront accompagnés par un Membre du Parlement du Centre Sud de Ste Catherine, Sharon Hay Webster, qui est également co-président de l’assemblée.
Le groupe rencontrera le Premier Ministre PJ Patterson, le chef de l’opposition Bruce Golding, et le président de la Cour Caribéenne de Justice, Michael De la Bastide, qui sera également sur place pour une visite.
La mission pourra constater directement certains des problèmes les plus compliqués de l’île en se rendant dans le domaine sucrier Duckenfield à St Thomas, les exploitations bananières Eastern à St Mary, et dans l’ancienne capitale Spanish Town où des réunions sont prévues avec l’organisation non gouvernementale Chidren First et des représentants choisis de la communauté dans la paroisse de Ste Catherine.
Les parlementaires ont déclaré qu’il était probable que les opportunités de financement de projets spécifiques seront abordées au cours de ces diverses réunions et visites.
Les visites dans les domaines sucriers et les exploitations bananières permettront à la mission de se faire une idée de ces industries qui sont confrontées à des crises en raison de la forte baisse des prix subventionnés vers le marché européen et la concurrence accrue, en particulier celle des producteurs d’Amérique latine.
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Dimanche, 16 octobre 2005
La Commission Européenne a lancé un plan d’action mercredi pour améliorer la recherche et l’innovation dans l’UE et attirer un financement plus important du secteur privé. La Commission déclare que l’UE est à la traîne derrière les USA et le Japon en termes d’Innovation et de recherche, mais considère qu’il est important de prendre des mesures maintenant que l’écart se stabilise.
Le plan comprend 19 initiatives qui devraient entre autres, réorienter l’aide de l’état vers les activités de recherche, encourager les entreprises à investir dans la recherche grâce à des réductions d’impôts, et améliorer les partenariats entre l’industrie et les universités. Pour chacune de ces étapes, la Commission invite les Etats membres à mettre en place leurs propres mesures pour accompagner le projet.
Les initiatives impliquent des évolutions dans l’élaboration des politiques, de mettre le secteur au cœur du financement du bloc et d’en faire la promotion auprès des entreprises. Le plan aiderait à réaliser l’objectif de l’UE d’amener le secteur privé à financer deux tiers du budget de la recherche et du développement d’ici 2010. Actuellement, le secteur privé représente quelque 55 pour cent de ce financement, comparé à 63 pour cent aux Etats Unis et près de 75 pour cent au Japon.
Les pays d'Afrique, Caraîbes et Pacifique (ACP)doivent aussi promouvoir les partenariats public-privé dans le secteur de la recherche agricole car le secteur public ne peut plus financer seul ce volet. Le Nouveau Partenariat pour le Développement de l'Afrique (NEPAD)en a fait une stratégie pour l'avenir de l'Afrique.
Développement agricole et rural

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