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 Invité: Vincent Martin, FAO Sénégal

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Le Bureau du CTA à Bruxelles produit des actualités sur la coopération au développement ACP-UE. Abonnez-vous au Bulletin hebdomadaire.
Mercredi, 07 septembre 2005
Le service d'aide humanitaire de la Commission européenne (ECHO) a lancé son cinquième plan d'action DIPECHO (pour «Disaster Preparedness ECHO») en faveur des Caraïbes. Un montant de 3,5 millions d'euros sera consacré à la préparation aux catastrophes dans cette région. Son objectif principal est d'accroître la capacité des populations vulnérables vivant dans les zones les plus touchées par des catastrophes naturelles récurrentes à faire face aux conséquences de celles-ci.
Le financement sera axé sur le renforcement des capacités et la formation à l'échelon local, avec la participation directe des communautés bénéficiaires. Il s'agira, par exemple, de l'organisation et de la formation de comités d'urgence locaux, de simulations et d'ateliers organisés au niveau communautaire destinés à l'élaboration d'un plan d'urgence, ou de la formation et de l'équipement des équipes communautaires d'intervention en cas de catastrophe.
En outre, le nouveau plan d'action DIPECHO prévoit de soutenir des activités telles que:la mise en place de systèmes d'alerte rapide; la réalisation de travaux de protection des infrastructures à petite échelle visant à réduire la vulnérabilité physique des bénéficiaires, tels que la construction de murs de protection le long des berges des rivières, les travaux de drainage et la reforestation; la cartographie et l'informatisation des informations liées à l'étude des risques, la vulnérabilité et l'élaboration de plans d'urgence; la recherche et la diffusion d'études techniques et d'ateliers, et de leurs résultats, en vue d'approfondir les connaissances relatives à la réduction des risques.
La région des Caraïbes a été intégrée dans le programme DIPECHO en 1998. Depuis lors, quatre plans d'action ont été mis en œuvre avec l'aide d'ONG, d'agences des Nations unies et d'autres partenaires régionaux, pour un montant total de 8,5 millions d'euros.
La Commission européenne lance une campagne d’information sur le soutien qu’elle apporte aux objectifs du millénaire pour le développement (OMD)
Dans la perspective du sommet mondial des Nations unies du 14 septembre, la Commission européenne a lancé une campagne d’information, sur Internet et sous forme de messages audiovisuels, visant à promouvoir le soutien apporté par l’Union européenne aux objectifs du millénaire pour le développement. La Commission européenne a mis en ligne un site Internet temporaire et diffusera des messages audiovisuels sur les principales compagnies aériennes européennes et sur la chaîne d’informations Euronews au courant du mois de septembre. Ces messages, qui seront diffusés en six langues (anglais, français, allemand, espagnol, italien et polonais), auront pour thèmes la santé, l’éducation, la pauvreté et l’environnement durable. Le site Internet présente les priorités de l’Union européenne dans le cadre du soutien qu’elle apporte aux OMD: fonds supplémentaires, cohérence et coordination accrues des politiques et fourniture plus rapide de l’aide. Ce site Internet fait aussi le point sur la réalisation des OMD, montre des exemples de projets d’aide de l’Union européenne et propose un espace de discussion.
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M. Louis Michel, membre de la Commission chargé du développement et de l’aide humanitaire, se rendra à New York pour assister au sommet sur les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) organisé par les Nations Unies.
Juste avant son départ, vous pourrez prendre part à une discussion en ligne de deux heures, en direct de Bruxelles, avec le commissaire européen. Divers sujets seront abordés: que fait l’Union européenne en faveur du développement et de l'aide humanitaire ? Et vous, qu’en pensez-vous ? En faisons-nous assez ? Que pouvez-vous faire, et que peut faire l'UE, pour contribuer à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement
Le 12 septembre, posez vos questions en direct à M. Louis Michel entre 18 h et 20 h (heure de l'Europe centrale).
Mardi, 06 septembre 2005
Un document de travail publié aujourd’hui par la Commission européenne analyse l’introduction éventuelle, par les États membres de l’UE, d’une contribution de solidarité sur les billets d’avion comme source de financement de l’aide au développement afin de les aider à atteindre les objectifs du millénaire pour le développement (OMD). Le document s’inscrit dans le cadre des décisions prises lors du Conseil européen de juin, visant à doubler le montant de l’aide au développement et d’en accélérer et d’en améliorer la fourniture. Demandé en juillet par le Conseil des ministres de l’économie et des finances, ce rapport comporte une analyse technique des deux options que les ministres des finances souhaitent examiner plus avant, à savoir le paiement obligatoire ou facultatif d’une contribution par les passagers dans le cadre d’un régime commun de l’UE auquel les États membres pourraient adhérer de manière facultative. Une approche coordonnée au niveau de l’UE constituerait un message politique à l’adresse des pays en développement attestant de la solidarité européenne, faciliterait et clarifierait la mise en oeuvre de cette mesure par les opérateurs aériens et les passagers et assurerait le respect des règles du traité CE. Le document de travail publié ce jour par la Commission entend apporter aux États membres les éléments qui doivent leur permettre d’examiner plus avant les instruments qu’ils pourraient utiliser pour financer leurs engagements en matière d’aide au développement. Il appartient désormais aux États membres de se prononcer sur cette question d’ici à la prochaine assemblée générale des Nations unies, qui doit se tenir dans le courant du mois de septembre.
En juin de cette année, l’Union européenne avait déjà décidé de porter ses engagements budgétaires en faveur de l’aide au développement de 46 milliards d’euros en 2006 à 66 milliards d’euros en 2010. L’Union a également décidé de renforcer la cohérence des politiques et d’affecter au moins la moitié de l’aide supplémentaire à l’Afrique subsaharienne, la région qui éprouve le plus de mal à atteindre les OMD. Bien que le document rappelle que le droit communautaire n’empêche pas un État membre d’introduire unilatéralement un prélèvement sur les billets d’avion, il souligne que la mise en oeuvre coordonnée d’un prélèvement et/ou d’une contribution facultative présente plusieurs avantages. Une coordination au niveau de l’UE permettrait notamment de minimiser les effets négatifs éventuels. Une structure commune faciliterait, par exemple, la mise en oeuvre de la mesure par les opérateurs. En outre, une approche coordonnée permettrait d’éviter d’éventuelles incompatibilités avec les obligations résultant du traité CE.
Lundi, 05 septembre 2005
Un nouveau portail pour valoriser la recherche francophone et européenne sur l'Internet
Vox Internet est le nom d'un nouveau portail Internet consacré à la recherche francophone et européenne sur l'Internet. Conçu pour favoriser la création de réseaux de recherche thématiques ouverts à la fois aux chercheurs et aux professionnels, il diffusera auprès du grand public les travaux réalisés par le groupe de travail multidisciplinaire et international Vox sur le rôle de l'Internet dans la construction des sociétés des connaissances. Créée dans le cadre d'un programme de recherche de la Fondation Maison des Sciences de l'Homme de Paris (MSH) avec le soutien du ministère de la Recherche, le groupe de travail Vox Internet axera ses travaux sur les mutations techniques, économiques et juridiques dues aux usages de l'Internet.
Dimanche, 07 août 2005
DÉCLARATION A LA PRESSE

Réaction des pays ACP exportateurs de banane à l’abritrage rendu à Genève le 1er août 2005
Les pays ACP exportateurs de banane voient, encore une fois, leurs intérêts commerciaux dans un autre secteur vital de leur agriculture menacés par un arbritrage de l’OMC. Une situation qui ne cesse d’inquiéter les pays ACP et qui participe de l’exclusion d’économies vulnérables du commerce mondial.

La participation des pays ACP exportateurs de banane au processus d’arbitrage a été limitée. Notre conviction est que le mandat de l’Arbitre de l’OMC, tel que stipulé à l’Annexe de la Dérogation de Cotonou dans le cadre du lancement du cycle de Doha, n’autorise pas ce dernier à émettre un avis sur le traitement préférentiel dont bénéficient les exportateurs de banane ACP vers les marchés de la Communauté européenne. Malheureusement, même si cette restriction a été reconnue, un avis négatif a néanmoins été rendu en ce qui concerne les tarifs préférentiels, sapant ainsi les fondements-mêmes du commerce de la banane ACP-UE. Il est intéressant de noter que l’arbitrage de l’OMC ne fait aucune référence aux conclusions présentées par les pays ACP, en dépit du fait qu’ils seraient les premiers affectés par cette décision. Il n’a pas été pris en compte, semble-t-il, le fait que la Communauté européenne constitue le seul débouché pour la banane ACP, alors que les producteurs bénéficiant de la clause NPF (nation la plus favorisée) dominent aujourd’hui le marché mondial.

Les producteurs de banane, tout comme les petits exploitants, ont déjà tiré la sonnette d’alarme pour attirer l’attention sur les conséquences désastreuses d’une telle décision. En effet, son impact potentiel sur les économies nationales ne saurait être sous-estimé, au moment où les gouvernements concernés s’efforcent, avec difficulté, d’atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). Il est évident que si les tarifs préférentiels devaient être abaissés, les producteurs NPF auraient alors réussi à exclure totalement les planteurs ACP de leur unique marché à l’exportation. Plus préoccupant encore est l’impact probable de cette décision sur les zones rurales, où les possibilités d’emploi sont rares et les dispositifs d’assistance sociale parfois précaires, voire inexistants.

C’est pourquoi, les pays ACP ont espoir que la prochaine phase de négociations et un deuxième arbitrage éventuel déboucheront sur une solution pouvant préserver l’accès des pays ACP au marché de l’UE. A cette fin, nous sommes ouverts à toute consultation, tant avec la Commission européenne qu’avec toutes les parties concernées (notamment les producteurs bénéficiant de la clause NPF), sur l’ensemble des questions soulevées par l’arbitrage de l’OMC.
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Développement agricole et rural

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