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 Invité: Vincent Martin, FAO Sénégal

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Le Bureau du CTA à Bruxelles produit des actualités sur la coopération au développement ACP-UE. Abonnez-vous au Bulletin hebdomadaire.
Jeudi, 15 décembre 2005
La Commission européenne a décidé d’accorder une aide humanitaire de 2 millions d’euros aux victimes de tensions ethniques dans le nord du Kenya. Jusqu’à 450 000 personnes bénéficieront des actions humanitaires qui seront ainsi financées pour améliorer leur situation. Il s’agit de couvrir les besoins en nourriture, eau et assainissement, et de protéger les personnes prises dans des affrontements ethniques. L’aide se traduira notamment par un soutien nutritionnel, par la réhabilitation de points de forage, de réservoirs d’eau, de puits de surface et d’enclos à bovins, et par la mise en place de centres de protection et de conseil.
Le Kenya figure parmi les pays les moins développés du monde. Le niveau de pauvreté et de chômage rend vulnérables à la criminalité et à l’insécurité ses régions du nord et du nord-est, limitrophes de la Somalie, de l’Éthiopie et de l’Ouganda. Les habitants y sont confrontés à plusieurs difficultés: le changement climatique, qui a une incidence négative sur les terres arides et semi-arides, et une forte croissance démographique, qui avive la concurrence entre les communautés rurales pour obtenir des ressources essentielles comme l’eau et les pâturages. Ces facteurs ne font qu’exacerber les tensions ethniques et la violence. Les affrontements qui se sont produits en début d’année ont fait de nombreux morts et entraîné le déplacement de 6 500 Kenyans. En outre, le nord du Kenya a vu récemment affluer jusqu’à 27 000 Somaliens qui ont fui leur pays pour y demander le statut de réfugiés ou y chercher refuge.
Rien ne permet d’indiquer que le nombre de réfugiés et de personnes déplacées diminuera dans un avenir proche, au contraire. Les actions d’aide humanitaire financées par la décision de la Commission adoptée aujourd’hui seront mises en oeuvre l’année prochaine. Les ressources transiteront par ECHO, le service d'aide humanitaire de la Commission européenne, placé sous la responsabilité du commissaire Louis Michel.
Mercredi, 14 décembre 2005
Le budget 2006 de la Coopération au Développement (Division 14/54) a été fixé à 901 millions d'euros ce qui représente une augmentation de +/- 100 millions d'euros (12,5%) par rapport au budget initial de 800,934 millions d'euros voté pour 2005. La Belgique, s'est engagée à atteindre les 0,7% du Revenu National Brut (RNB) en 2010. Dans la lignée de Monterrey en 2002, le Conseil "Affaires générales et relations extérieures" (CAGRE) de l'UE du 24 mai 2005 consacré aux questions de la coopération au développement, a décidé d'atteindre l'objectif de 0,7% du RNB en 2015 pour les pays membres de l'Union européenne.
Le tableau en annexe indique les montants réalisés et les prévisions pour la coopération au développement, sur base des données actuelles connues pour le RNB, afin d'atteindre cet objectif. A partir de 2007, les prévisions font l'hypothèse que 60% des dépenses sont inscrites au budget de la coopération au développement.
Le “Fonds Efico", visant à améliorer les conditions de vie de populations pauvres qui produisent du café dans des pays en développement”, géré par la Fondation Roi Baudouin (FRB), est constitué afin de contribuer à atteindre l’objectif de la Fondation Efico, fondation privée instituée par acte notarié le 5 décembre 2003.
Vous pouvez introduire vos projets continuellement en complétant le formulaire de candidature ci-dessous et en l’envoyant par e-mail au secrétariat du fonds à l’adresse suivante: efico.fund@kbs-frb.be.

Les projets peuvent être soutenus pendant une ou plusieurs années à concurrence d’un montant maximum de 20.000 € par an. Le jury peut accorder une exception si celle-ci est motivée dans le dossier de candidature.
Les projets qui souhaitent participer au prochain cycle de sélection, doivent être introduits avant le 31 janvier 2006. Le Fonds assurera la sélection, la répartition des moyens financiers et le suivi des projets. Ceux-ci contribueront directement ou indirectement à améliorer de manière structurelle et durable la situation de populations pauvres qui produisent du café dans des pays en développement. Ils pourront aussi comporter des actions humanitaires d’aide et de réhabilitation au profit de populations pauvres dans ces pays.
Le Conseil des Ministres ACP, réuni à Bruxelles du 5 au 8 décembre 2005, sous la direction de son Président Roger Marie Rafanomezantsoa, Ministre de l'Industrialisation, du Commerce et du Développement du Secteur Privé de Madagascar, s’est prononcé sur le lieu du prochain Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement ACP et a adopté une déclaration sur le coton, ainsi que des décisions et résolutions notamment sur les produits de base (bananes, sucre), le projet REACH, la situation alimentaire au Malawi et en Afrique australe et le textile.
Il a également approuvé les recommandations sur les positions et stratégies ACP en vue de la 6ème Conférence ministérielle de l’Organisation Mondiale du Commerce qui lui avaient été présentées par les Ministres du Commerce ACP, réunis les 29 novembre et 1er décembre 2005.
Parmi les points discutés par le Conseil des Ministres :
- OMC. Le Conseil a entériné la Déclaration ACP et les recommandations de la Réunion des Ministres du Commerce ACP en vue de la 6ème conférence ministérielle de l’OMC.
Sommet ACP. Dans le cadre de la mise en œuvre de la décision des Chefs d’Etat et de Gouvernement lors du 4ème Sommet tenu en juin 2004 à Maputo désignant le Soudan pour accueillir le 5ème Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement ACP, le Conseil a décidé de tenir le 84ème Conseil des Ministres ainsi qu’une réunion conjointe du Conseil des Ministres et des Ministres des Affaires Etrangères ACP avant le Sommet. Les dates du 5ème Sommet, qui aura lieu en 2006, seront fixées par voie de consultation avec le Gouvernement du Soudan.
- Textile. Profondément préoccupé par le démantèlement de l’Accord multifibres fin 2004 entraînant ainsi la fermeture de nombreuses usines textiles et de vêtements dans les Etats ACP, le Conseil des Ministres a adopté une décision sur le textile et les vêtements appelant à la mise en œuvre des engagements pris par les donateurs internationaux de participer au processus de soutien au secteur coton. Les Ministres ont invité l’Union et la Commission européennes à réserver une dotation spécifique dans le cadre du 10ème FED pour financer la Facilité pour le textile et les vêtements des pays ACP.
- Coton. Gravement préoccupés par le maintien des soutiens internes et subventions à l’exportation au profit d’agriculteurs des pays développés. Les Ministres ont souligné qu'une solution au dossier coton à l'OMC est indispensable pour donner un signal positif sur l'engagement réel des partenaires, et ce, pour faire du cycle en cours un véritable cycle de développement, et aider à la poursuite des négociations dans le cadre du Programme de Doha pour le Développement. Les Ministres ont insisté sur le fait qu'au-delà des PMA, les solutions recherchées dans le cadre de l'initiative portée par les 4 pays (Bénin, Burkina Faso, Mali et Tchad) devraient prendre en compte un appui à tous les pays ACP producteurs de coton.
- Bananes. Les Ministres ont réitéré leur appel à l’Union Européenne pour désigner la banane produit sensible dans le cadre des négociations de l’OMC en cours en vue de la libéralisation du commerce des produits agricoles. Ils ont fait part de leur soutien à toutes les démarches engagées par les Communautés européennes devant l’OMC visant à proroger la dérogation actuellement en vigueur jusqu’au 31 décembre 2007. Par ailleurs, le Conseil des Ministres a demandé à l’Union européenne de veiller à ce que tout effort en vue d’un accord avec les pays NPF inclut une réelle concertation avec les pays, et que dans l’hypothèse d’une procédure de règlement des différends liée au régime de la banane, l’UE soutienne le droit des pays ACP à y participer.
- Sucre. Les Ministres ont invité l’Union européenne à veiller à ce que les Etats ACP fournisseurs de sucre n’aient pas à supporter une part trop grande des coûts de la réforme du régime communautaire du sucre et que celle-ci soit mise en œuvre dans le plein respect des obligations internationales de l’UE telles que définies dans le protocole Sucre ACP-UE, notamment les garanties d’accès, d’intervention, de durée indéterminée et de prix négociés, ainsi que la possibilité de vendre tous types de sucre. Ils ont appelé la Commission européenne à déclarer le sucre produit sensible aux fins des négociations sur l’agriculture qui se déroulent dans le cadre du programme de travail de Doha et lors de la Conférence ministérielle de Hong Kong. En outre, le Conseil des Ministres a invité l’UE à veiller à ce que les modalités de mise en œuvre du nouveau régime, notamment ce qui concerne le mécanisme d'alerte lié au contrôle du volume d'importation en provenance des PMA, soient précisés de manière à ne pas handicaper les exportations légitimes de ces PMA vers l'UE.
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Mardi, 13 décembre 2005
Adoption par le Conseil de la stratégie de l’UE pour l’Afrique: ouverture d’une nouvelle ère dans les relations euro-africaines
La Commission européenne s’est félicitée de l’adoption, ce jour, de la stratégie de l’UE pour l’Afrique par le Conseil “affaires générales et relations extérieures”. Cette stratégie ambitieuse à long terme constitue une étape importante dans les relations entre l’Union européenne et l’Afrique et dynamisera le développement durable de cette dernière. L’heure est maintenant à l’ouverture de discussions avec les États africains et les organisations concernées pour transformer cette stratégie en projets concrets visant à renforcer la stabilité, relancer la croissance économique et réduire la pauvreté sur le continent africain.

L’adoption de la stratégie de l’UE pour l’Afrique, proposée le 12 octobre 2005 par la Commission européenne, constitue le point d’orgue d’une année marquée par la priorité accordée par la communauté internationale et, plus particulièrement l’UE, à l’Afrique. Mais cette décision ne clôt pas le processus; elle doit plutôt être considérée comme l’inauguration d’un nouveau type de partenariat entre l’UE et l’Afrique. La stratégie en question constitue un changement radical dans les relations entre l’Union européenne et le continent africain.
« L’Europe vient de montrer clairement qu’elle entend modifier la façon dont elle négocie, travaille et coopère avec l’Afrique. Notre partenariat repose sur un dialogue politique stable entre partenaires égaux. Nous devons éviter d’adopter une approche paternaliste: notre mission ne consiste pas à nous substituer aux États, mais à renforcer leurs capacités, à favoriser l’appropriation et à améliorer la gestion des affaires publiques », a déclaré Louis Michel, membre de la Commission chargé du développement et de l’aide humanitaire.
Lors de la conférence ministérielle qui s’est tenue la semaine dernière à Bamako, les troïkas des deux parties, l’Union européenne et l’Union africaine, sont parvenues à un accord visant à traduire la stratégie en actions concrètes. Le commissaire Louis Michel a assuré qu’il veillerait à ce que les engagements pris soient mis en oeuvre en temps utile. Il a décidé avec l’Union africaine d’élaborer une feuille de route commune pour ce faire, en insistant sur la nécessité de ‘définir, dans les meilleurs délais des projets spécifiques, limités dans le temps, et de répartir précisément les responsabilités entre chaque intervenant’.
Dès le début de 2006, la Commission intensifiera les préparatifs nécessaires pour la réalisation des différentes initiatives proposées dans le cadre de la stratégie, à savoir:
- Le partenariat euro-africain pour les infrastructures et les réseaux, qui favorise l’interconnexion régionale et continentale à l’échelon du continent afin d’étayer l’intégration régionale.
- L’initiative de l’UE pour la gouvernance, qui fournit une aide à la mise en oeuvre des réformes proposées par le mécanisme africain d’évaluation par les pairs en matière de gouvernance.
- Le forum commercial euro-africain, qui réunit des entrepreneurs et des investisseurs publics et privés d’Europe et d’Afrique.
- Le programme Nyerere, qui prévoit des échanges d’étudiants et encourage le développement de pôles d’excellence sur l’ensemble du continent.
Développement agricole et rural

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