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 Invité: Vincent Martin, FAO Sénégal

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Le Bureau du CTA à Bruxelles produit des actualités sur la coopération au développement ACP-UE. Abonnez-vous au Bulletin hebdomadaire.
Jeudi, 07 avril 2005
Les foyers de maladies transmissibles peuvent représenter une menace sérieuse pour la santé et le bien-être des citoyens. Dans une Union européenne (UE) où des millions de personnes franchissent chaque jour ses frontières intérieures et extérieures, faire face aux menaces d’épidémies exige une coopération accrue entre les États membres, la Commission européenne, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et les pays touchés par ces épidémies. Les citoyens de l’Union européenne restent très attachés à la protection de leur santé. Certes, la Commission gère depuis 1999 un Réseau de surveillance épidémiologique et de prévention des maladies transmissibles dans le cadre d’une coopération ponctuelle entre les États membres, en application de la décision n° 2119/98/CE du Conseil et du Parlement. Mais ce système doit être renforcé si l’Union européenne veut lutter efficacement contre les maladies transmissibles. C’est dans ce sens que le Conseil et le Parlement européen ont adopté, au printemps 2004, la loi portant création d’un Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (CEPCM). Cette nouvelle agence permettra à l’UE d’avoir une approche structurée et systématique de la lutte contre les maladies transmissibles et d’autres menaces graves pour la santé des citoyens de la Communauté. Le CEPCM aura également pour mission de mobiliser et de renforcer les synergies entre les différents centres nationaux de contrôle des maladies déjà en place.
Les principales tâches du CEPCM sont :
- la surveillance épidémiologique et la mise en réseau des laboratoires ;
- l’alerte précoce et la réaction ;
- les avis scientifiques ;
- l’assistance technique et la communication.
Mme Zsuzsanna Jakab, haut fonctionnaire hongrois de la santé publique, a été nommée à la tête du CEPCM.
Mercredi, 06 avril 2005
Toutes les 30 secondes, un enfant africain meurt de la malaria (ou paludisme). Cette maladie qui touche principalement les pays en développement fait entre 1,5 et 3 millions de victimes annuelles, dont un million d'enfants de moins de cinq ans, et 500 millions de personnes sont infectées. Or, 2 à 3 milliards de dollars par an, pour acheter des moustiquaires et des insecticides, suffiraient à sauver ces personnes. Aucun vaccin n'est aujourd'hui disponible.
L'UE participe activement au Fonds mondial de lutte contre les maladies liées à la pauvreté (HIV/Sida, tuberculose et paludisme) et la Commission est membre du Conseil d'administration de ce Fonds. La Commission a également adopté une nouvelle communication, en octobre 2004, sur l'élaboration d'un cadre politique européen cohérent pour les actions extérieures visant à lutter contre le VIH/Sida, le paludisme et la tuberculose.
Rôle de l'Union européenne dans la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement
La lutte contre la pauvreté doit être menée dans le cadre de la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). Pour cela, il faut connaître et combattre le causes de la pauvreté (§2). L'éducation, la vaccination, la lutte contre le paludisme, l'accès à des médicaments abordables, à de l'eau potable, à la santé reproductive figurent parmi les priorités établies par les députés de la commission du Développement. Cependant, ils s'inquiètent de la diminution de l'aide publique au développement des Etats membres. Ces derniers s'étaient pourtant engagés à y consacrer 0,7% de leur PIB. Si l'UE est encore en mesure d'atteindre le taux intermédiaire de 0,39% en 2006, ce résultat cache de nombreuses disparités entre les Etats membres. Les 10 nouveaux Etats membres font cependant des efforts pour rattraper leur retard en matière d'aide publique au développement et les députés les encouragent à poursuivre dans cette voie (§ 12 et 13).
Les députés plaident pour un allègement de la dette des pays en développement dans la mesure où ils dépensent quatre fois plus pour rembourser la dette que pour les services sociaux de base. Il est de ce fait "illusoire" de penser que les objectifs d'éducation, de santé et de réduction de la faim pourront être atteints d'ici 2015 (§33).
La Déclaration du Millénaire a identifié, en 2000, huit objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) à atteindre pour 2015. Ces objectifs visent la réduction de l'extrême pauvreté et de la faim, l'éducation primaire pour tous, l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes, la réduction de la mortalité infantile, la santé maternelle, la lutte contre le Sida et le paludisme, la promotion d'un environnement durable et la mise en place d'un partenariat mondial pour le développement. Le rôle de l'UE dans la réalisation des OMD a fait l'objet de ce rapport de Mme Glenys KINNOCK (PSE, UK) adopté le 16 mars 2004 par 21 voix pour, 6 voix contre et 4 abstentions. En septembre 2005, se tiendra à New York une session spéciale des Nations unies pour évaluer les progrès accomplis dans la réalisation des OMD.
La Commission européenne a adopté aujourd’hui le dernier ensemble de propositions détaillées lié au prochain cadre financier 2007-2013. Les propositions développent les priorités de l'Union sur toute une série de secteurs essentiels tels que la recherche – pour renforcer la compétitivité de l'Union - la citoyenneté, la liberté, la sécurité et la justice, la santé et la protection des consommateurs – pour faire de l'Union européenne un espace plus sûr - et une réforme visant à la réalisation d’une politique de pêche durable. Le coût estimé des propositions s’élève à 93 milliards d'euros et il est déjà inclus dans la proposition relative à un nouveau cadre financier qui a été adoptée par la Commission l'an dernier. Le plafond des recettes actuel demeure par conséquent intact. Le train de mesures, qui complète les propositions de juillet et septembre 2004, est le dernier qui était nécessaire pour permettre au Conseil et au Parlement européen d’aboutir à un accord sur le prochain cadre financier.
Parmi les aspects intéressant nos partenaires des pays en développement :
Nouveaux programmes-cadres de recherche
La proposition relative au prochain programme-cadre de recherche et de développement technologique s’inscrit très largement dans la continuité du programme en cours, tout en apportant un nouvel élan pour réaliser les objectifs de l'UE. Le programme-cadre se composera de quatre programmes spécifiques:
Le programme Coopération stimulera la collaboration entre l'industrie et le monde universitaire à travers l'Europe en vue d’obtenir la première place dans les secteurs clés de la technologie.
Le programme Idées, mis en oeuvre par le Conseil européen de la recherche soutiendra la recherche exploratoire sur la seule base de l'excellence scientifique.
Le programme Personnel apportera un soutien significatif à la mobilité et à l’évolution de carrière des chercheurs, à la fois en Europe et à l’extérieur.
Le programme Capacités contribuera au développement des capacités dont l'Europe a besoin pour devenir une société de la connaissance prospère et comprendra pour la première fois un soutien aux établissements de recherche à grande échelle au niveau européen. Le programme sera également rendu plus attrayant et plus facile pour les participants grâce à une utilisation flexible du financement et une simplification résolue des procédures et de l’administration.
Le budget total proposé dans le domaine de la recherche pour la période 2007-2013 est de 67,8 milliards d'euros.
Vendredi, 01 avril 2005
A l’occasion de l’Assemblée parlementaire paritaire qui réunit des représentants tant de Parlements ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique) que du Parlement européen, les ONG européennes qui travaillent sur l’Accord de Cotonou ont décidé de lancer un nouvel appel. C’est que la réunion qui se tiendra à Bamako (Mali) du 16 au 21 avril doit être l’occasion de rappeler certaines questions fondamentales comme la revue à mi-parcours des programmes de développement qui vient d’avoir lieu et l’utilisation des fonds du Fonds Européens de Développement (FED). Du côté des financements, au 31 décembre 2004, plus de 8 milliards d’euros étaient engagés. Mais, sur un montant total de 13,5 milliards d’euros disponibles pour le 9ème Fonds Européen de Développement, moins de 10% seulement sont décaissés. Le rapport dérisoire entre engagements et dépenses ne penche pas en faveur d’une exécution rapide et efficace. Dès lors les ONG européennes demandent plus que jamais des politiques de coopération transparentes qui soient une réponse aux attentes des populations concernées et pour lesquelles les importants moyens réunis au sein du Fonds Européen de Développement (FED) soit réellement déboursés.

Pour information, le Groupe Cotonou réunit les organisations qui ont décidé de travailler ensemble en vue d’accroître la participation de la société civile dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord de Cotonou entre l’Europe et les pays ACP (Afrique Caraïbes, Pacifique). Il assure des activités de réflexion, plaidoyer et informations en coordination avec un réseau de partenaires ACP francophones et son équivalent du côté néerlandophone. il comprend : le Centre National de coopération au Développement (CNCD), le FERAD,le GRESEA, OXFAM solidarité, Pollen, Solidarité Socialiste et Sos Faim.
Développement agricole et rural

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