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Filière mangue Côte d’Ivoire : ‘’80% des pertes sont dues aux mouches’’
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 Invité: Vincent Martin, FAO Sénégal

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Mercredi, 29 mars 2017

Filière mangue Côte d’Ivoire : ‘’80% des pertes sont dues aux mouches’’

En 2016, la Côte d’Ivoire a exporté 32 600 tonnes sur une production de plus 100 000 tonnes. Ce qui a permis de distribuer 6,5 milliards de Fcfa directement aux producteurs en trois mois (pendant la campagne). Mais elle a aussi perdu 80% de sa production (plus 100 000) du fait des mouches (le Batrocera dorsalis, principalement)», a déclaré Silué Gnénéyéri, directeur de la protection des végétaux, du contrôle et de la qualité. Il représentait le ministre de l’Agriculture et du Développement rural. C’était le lundi 27 mars 2017, à l’ouverture d’un atelier régional de formation des formateurs des agents de la Direction de la protection des végétaux (Dpv), des organisations professionnelles (Op) et des postes frontières (Pf), qui se tient du 27 au 31 mars 2017, à Abidjan. Cette formation porte la lutte et le contrôle des mouches des fruits en Afrique de l’ouest. Elle est organisée par la Cedeao, en collaboration avec, l’Union européenne (Ue) et l’Agence française de développement (Afd). Selon lui, la filière mangue est un secteur porteur qui peut réduire la pauvreté en milieu rural. « En dehors des producteurs, c’est toute la chaîne des acteurs (les pisteurs, les transporteurs, les trieuses, les exportateurs, les ouvriers des stations de conditionnement,…) qui est concernée », souligne-t-il. C’est pourquoi, « il convient d’apporter le soutien nécessaire pour vendre le maximum plutôt que de perdre 80% car, la Côte d’Ivoire est le premier exportateur de mangues sur le marché de l’Union européenne. La mangue associée à l’ananas et la banane occupent 4% du Produit intérieur brut (Pib) et fait vivre 7000 producteurs », dira-il. A en croire M. Gnénéyéri, lorsqu’une mouche pique les fruits (mangue, papaye, aubergine, anacarde), elle pond des œufs à l’intérieur. Ces œufs deviennent des larves qui, une fois devenues adultes, se reproduisent. Ce qui constitue des pertes énormes de fruits. Aussi explique-t-il, lorsqu’une larve ou une piqûre de mouche est découverte dans un conteneur à l’exportation, celui-ci est automatiquement déclassé et l’État reçoit une notification (il faut 5 notifications pour être interdit sur le marché européen, quel que soit le volume exporté). Ceci est considéré comme un manquement aux dispositions internationales qui consistent à faire en sorte que les pays exportateurs n’envoient pas des nuisibles (les parasites de quarantaine) à l’extérieur avec leurs produits agricoles, notamment la mouche de fruits. Ce projet sous-régional s’inscrit dans le cadre des formations initiées par la Côte d’Ivoire depuis 2014, et qui vise à mettre l’accent sur le contrôle pour éviter les mouches.

Source: Fratmat.com