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Pêche: Les femmes rompent avec la tradition
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 Invité: Vincent Martin, FAO Sénégal

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Jeudi, 29 juillet 2010

Pêche: Les femmes rompent avec la tradition

Il y a quelques années encore, la pratique de la pêche était pour ainsi dire interdite aux femmes. Une prise record de 130 kg de poissons pêchés en moins de deux heures par le groupe de conservation Baraka Makongeni, sur le côte sud du Kenya, a ouvert une nouvelle voie d’accès à la création d’activités génératrices de revenus en milieu rural. Traditionnellement, ce type de tâches n’était pas confié aux femmes. Pourtant, étant donné les modes de pêche actuels, elles dévoilent désormais leur jeu. La diminution des stocks de poissons fit naître l’idée d’un projet d’élevage en bordure d’océan, notamment lorsque les vagues sont les plus hautes, explique Mariam Mwalimu, présidente du groupe. « Nous n’aurions jamais pensé réaliser un tel exploit au début, et pourtant nous avons l’océan ». Au moment de sa création en 2004, le groupe était constitué d’hommes et de femmes, 30 au total. Il n’était pas facile de creuser des bassins suffisamment grands pour stocker l’eau. L’Union européenne, à travers le Centre de formation de Kwetu, a reconnu les efforts constructifs déployés par le groupe. « Les experts du centre ont manifesté beaucoup d’intérêt à notre égard et nous ont initié à la pisciculture. Contrairement à la pisciculture d’eau douce traditionnelle, nous avons dû identifier les alevins et estivaux adéquats à stocker pour éviter la mise en présence prédateurs/proies, précise Mme Mwalimu. Leur plus grand défi à présent est d’augmenter l’importance des bassins (en nombre et en superficie). Selon le coordinateur du programme régional de gestion durable des zones côtières des pays de l’Océan Indien (ProGeCo), Patrick Kimani, le groupe a bénéficié de la participation d’experts venus de Tanzanie et des Philippines, où ce type de programme a été mené avec succès. Dans sa phase pilote, le projet est financé par l’Union européenne, dans le cadre du programme ProGeCo, et le Centre de Kwetu pour un montant de 10 millions de shillings kenyans. « Ce type de projet, qui comprend également l’élevage de crabes, est mis en œuvre pour la première fois au Kenya. Nous devons donc veiller à son bon déroulement. Le succès de la récolte des poissons présents dans l’un des sept bassins sera utilisé comme critère incontournable pour la participation communautaire dans des projets de conservation et de génération de revenus, a expliqué M. Kimani. Le groupe a servi de modèle et certains membres se sont rendus à Mtwara, en Tanzanie, pour apprendre comment les communautés locales pratiquent ce genre d’élevage avec un certain succès. Certains hommes ont même décidé de s’initier au projet, mais dans le domaine de l’aquaculture. Il semble que la pisciculture en bassins produise des rendements plus élevés et que l’on ne considère plus la pêche comme une pratique exclusivement réservée aux hommes, même si les femmes sont encore réticentes à l’idée de monter dans une embarcation pour aller à la pêche.

Source: Allafrica