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 Invité: Vincent Martin, FAO Sénégal




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Mardi, 14 février 2017

La fraude touche de plein fouet l’aide au développement DFID

Une agence du gouvernement britannique révèle que le nombre d’enquêtes ouvertes pour fraude augmente parallèlement aux sommes versées aux pays « fragiles », où la corruption est considérée comme une « norme culturelle ». Le nombre d’enquêtes pour fraudes impliquant l’aide aux pays en développement a été multiplié par quatre ces cinq dernières années, à mesure que l’aide versée à des pays « fragiles » augmente, selon le bureau du vérificateur national britannique (NAO). Les réformes mises en place par David Cameron pour augmenter l’aide publique au développement et l’octroyer à des nations instables ont fait grimper le risque d’escroqueries, selon le NAO. Dans un rapport publié le 8 février, l’agence explique qu’il est « particulièrement difficile » de détecter les cas de fraude dans plus de la moitié des dépenses du ministère du Développement international (DfID), parce que l’argent passe par d’autres organisations internationales, comme l’ONU, ou la Banque mondiale. Dans les organisations dépendant des Nations unies, la criminalité financière est probablement sous-estimée, et le problème pourrait être « majeur et endémique », selon l’agence britannique. Les spécialistes ont également souligné les difficultés auxquelles sont confrontés des représentants internationaux opérant dans des pays où les pots-de-vin sont considérés comme une « norme culturelle ». Sous le gouvernement de David Cameron, le Royaume-Uni s’est engagé à dépenser 0,7 % de son RNB à l’aide internationale. L’an dernier, cette somme s’élevait à 12 milliards de livres (14 milliards d’euros). Dans le cadre de son évaluation de sécurité et défense stratégique de 2015, le DfID a reçu l’ordre de dépenser au moins la moitié de son budget dans les « régions et États fragiles » jusqu’en 2020. Une décision considérée comme un changement majeur dans la communauté de l’aide au développement, qui s’est inquiétée que le budget de l’aide soit utilisé à des fins de sécurité et de défense.

Source: Euractiv