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Poisson contre argent : les accords de partenariat de pêche
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 Invité: Vincent Martin, FAO Sénégal




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Vendredi, 08 septembre 2017

Poisson contre argent : les accords de partenariat de pêche

Le jargon juridique fleuri dans lequel sont rédigés les accords de partenariat de pêche semble toujours garantir la durabilité des pêches nationales concernées, mais, en réalité, ces documents économiques constituent la stratégie de Bruxelles pour piller les richesses sous-marines des États maritimes africains. De Sao Tomé à la Sierra Leone, de nombreux éléments attestent que les promesses de l’UE en faveur du développement mondial ne sont que de pure forme. George Francis, 63 ans, est un pêcheur aguerri, capitaine de port du quai Lumley à Freetown, la capitale vallonnée de la Sierra Leone. Il a commencé à travailler dans le secteur de la pêche au milieu des années 1960, à l’époque où le pays venait d’obtenir son indépendance vis-à-vis du Royaume-Uni. Il a connu des jours meilleurs. Aujourd’hui, la vie est très dure et deux de ses filles vivent désormais au Nigeria, d’où elles lui envoient régulièrement de l’argent. George explique que ses difficultés ont commencé il y a 20 ans environ, quand des grands chalutiers industriels ont commencé à rôder le long des côtes de sa communauté balnéaire. Dépassé par les bateaux de plus grande taille, il est incapable de pêcher assez de poisson pour lui-même. Il cherche généralement à attraper des petits poissons, comme les harengs, mais, le jour où les reporters l’ont interviewé, il n’en avait pêché que trois minuscules. Ses collègues pêcheurs avaient eu encore moins de chance. Plusieurs d’entre eux ont admis n’en avoir attrapé qu’un, voire être rentrés complètement bredouille. Il était 18h10. « Ces chalutiers sont censés pêcher à plus de 300 km des côtes, se lamente Francis. Mais ils se rapprochent pendant la nuit et le gouvernement est au courant de ces incursions. »

Source: Guardian Nigeria