Imprimer

Jeudi, 12 octobre 2017

Le port d’Anvers, un hub africain en terre flamande

Numéro deux européen, la place belge entretient des liens privilégiés avec le continent grâce à la diversité des marchandises qu’elle gère et des routes qu’elle dessert. Anvers, c’est l’histoire d’un port de rivière qui a su passer l’embouchure de l’Escaut pour atteindre les quatre coins du monde. Sa saga dure depuis plus de huit siècles, au rythme de la mondialisation en marche. Si le port flamand a dû attendre sept cents ans pour atteindre les 100 millions de tonnes de trafic annuel, il n’en a mis que vingt-cinq pour doubler la mise. Avec 214 millions de tonnes traitées en 2016, il s’installe même parmi les vingt principales places portuaires de la planète, entre les géants d’Asie et toujours dans l’ombre de l’indéboulonnable Rotterdam. Mais à l’inverse de son éternel rival, Anvers ne roule pas sur l’or noir des trafics pétroliers. C’est à la diversité de ses activités, à la variété de ses routes maritimes que le port doit sa position de numéro deux européen. Première destination mondiale pour le café, Anvers est champion d’Europe sur les tonnages de fruits et d’acier, ainsi que sur les trafics de produits chimiques et de véhicules en tout genre. Un dynamisme qui lui permet de peser à lui seul 4,7 % du PIB belge.

Source: Jeune Afrique