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Lundi, 23 octobre 2017

L’UE et l’Afrique du Sud font le point sur l’APE UE-SADC

Un an après l’adoption de l’Accord de partenariat économique (APE) entre l’UE et six États membres de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), les représentants officiels de l’UE et de l’Afrique du Sud se sont réunis à Johannesburg pour faire le point des progrès accomplis et réfléchir aux prochaines étapes. L’APE UE-SADC est entré en vigueur en octobre 2016 et se veut un accord asymétrique axé sur le développement. Il a été signé par six pays de la SADC sur quinze, en l’occurrence l’Afrique du Sud, le Botswana, le Lesotho, le Mozambique, la Namibie et le Swaziland. L’APE accorde à l’ensemble de ces pays (hors Afrique du Sud) un accès en franchise de droits et sans contingent au marché européen, tout en améliorant l’accès au marché pour Johannesburg. Le bloc des 28 pays de l’UE est le premier partenaire commercial de ces pays, les statistiques de la Commission européenne plaçant les importations à plus de 30 milliards d’euros de minerais, métaux et autres produits en 2015, avec également des exportations de niveau comparable en produits d’ingénierie, produits chimiques et automobiles. Lors de la réunion de cette semaine à Johannesburg, la commissaire européenne au commerce, Cecilia Malmström, a indiqué aux parties prenantes que l’UE avait la volonté de « s’appuyer sur les dispositions de l’APE UE-SADC qui nous permettent, voire nous obligent, à être inclusifs et à rechercher une participation systématique de la société civile ». La responsable du commerce de l’UE a souligné l’intérêt de faire participer la société civile et les autres parties prenantes au processus de mise en œuvre, dans le cadre notamment de « groupes consultatifs internes », et a noté que Bruxelles ferait pression pour signer un accord avec les pays participants à cet APE en vue de la mise en place d’une « plateforme commune » intégrant des points de vue supplémentaires. Mme Malmström a également réaffirmé l’importance des dispositions – qui ont force obligatoire – du chapitre de l'accord consacré au commerce et au développement durable, faisant référence aux normes en matière de travail et d’environnement. Dans un communiqué de presse commun, le ministre sud-africain du commerce et de l’industrie, Rob Davies, a déclaré que « les deux parties doivent travailler de concert pour s’assurer que l’APE contribue au programme de transformation structurelles de la région, renforce le commerce et favorise des résultats mutuellement avantageux ». Le ministre sud-africain a toutefois indiqué à l’organe de presse sud-africain The Daily Maverick qu’il était possible d’en faire plus pour mieux tirer parti des conditions de l’accord. « Si nos producteurs n’atteignent pas leurs quotas d’exportation, nous devons regarder ce qui est nécessaire pour respecter les normes de l’UE, » a-t-il déclaré, faisant spécifiquement référence aux exportations agricoles.

Source: ICTSD