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CTA aux JED 2018: ''Investir pour les femmes des pays ACP''

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Vendredi, 22 juin 2018

CTA aux JED 2018: ''Investir pour les femmes des pays ACP''

Le 6 juin dernier, le CTA, en collaboration avec le Secrétariat ACP et TradeCom, a organisé un atelier sur le thème « Investir afin de sortir les femmes des pays ACP de l’économie informelle – Soutenir les entrepreneuses afin de faire effectivement reculer les frontières de la pauvreté, de l’économie informelle, du chômage et de l’inclusion grâce aux APE », à l’occasion des Journées européennes du développement 2018, organisées à Bruxelles.

L’expansion commerciale et la croissance économique durables dans les pays ACP laissent espérer que nous parviendrons bientôt à repousser les frontières de la pauvreté, de l’économie informelle, du chômage des jeunes et de l’inclusivité commerciale. Les dernières statistiques du FMI confirment que la majorité des économies qui connaîtront une croissance rapide dans le monde jusqu’en 2020 seront africaines. Le commerce intra-ACP est en plein essor. Les pays des Caraïbes et du Pacifique renforcent leur statut frontalier dans le secteur du commerce des services.

Cependant, en dépit de ces performances positives, le nombre de femmes qui évoluent toujours au sein des économies informelles est massif. Le Groupe ACP, dont la plupart des PMA font partie et qui accueille la majorité des entrepreneuses du secteur informel, jouera un rôle clé dans la réussite – ou non – du Programme de développement durable à l’horizon 2030.

Principaux éléments :

• Pour les femmes, l’économie formelle ouvre la voie à de nouvelles possibilités de financement.

• Le secteur public peut élargir l’accès au financement, aux technologies et aux connaissances.

• Des partenariats sont nécessaires à tous les niveaux pour aider les femmes à sortir de la pauvreté.

• Le renforcement des capacités aide les femmes des régions rurales à faire progresser leur entreprise dans la chaîne de valeur.

Les dernières statistiques du FMI confirment que la majorité des économies qui connaîtront une croissance rapide dans le monde jusqu’en 2020 seront africaines. Le commerce au sein des pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) est également en plein essor. Toutefois, le nombre de femmes qui évoluent toujours au sein des économies informelles demeure massif.

Que faire pour aider les femmes à sortir de l’économie informelle précaire ?

Si l’ingéniosité et le dynamisme du secteur informel sont une véritable force, l’intégration dans l’économie formelle permet au gouvernement de mieux protéger et répondre aux besoins de ses citoyens, par exemple à travers des systèmes de sécurité sociale, et d’améliorer les services tels que la garde d’enfants et l’éducation. Pour les entrepreneurs et les femmes en particulier, l’économie formelle ouvre la voie à de nouvelles possibilités de financement.

Des partenariats sont nécessaires à tous les niveaux pour aider les femmes à échapper au piège de la pauvreté. Les accords de partenariat économique (APE) entre l’Union européenne et les nations et les régions ACP permettent de promouvoir le commerce ACP-UE et, au final, de contribuer, à travers le commerce et l’investissement, au développement durable et à la réduction de la pauvreté. L’UE est la principale destination pour les biens agricoles et transformés originaires de pays ACP partenaires.

De nombreux types de partenariats sont nécessaires et nous pouvons nous inspirer de nombreux exemples couronnés de succès. Le renforcement des capacités — de l’éducation de base aux connaissances financières, en passant par le respect des normes établies et émergentes en matière de traçabilité, par exemple — nécessite d’améliorer largement le dialogue, avec l’assistance technique de facilitateurs.

Les partenariats aident les producteurs locaux à élargir leurs activités et à accéder à de nouveaux marchés. De même, des incubateurs d’entreprises agricoles sont mis en place en alliance avec des acteurs du secteur privé, afin de garantir que les idées qui émergent puissent être financées une fois qu’elles sont prêtes à être mises sur le marché.

Le gouvernement est également un partenaire de choix afin d’accéder au financement et aux technologies dont les entrepreneuses ont besoin. Ceux qui s’engagent véritablement dans la consultation auront plus de chances de mettre en place les infrastructures et les services d’assistance accessoires nécessaires pour contribuer à l’essor de leur entreprise, en particulier si celle-ci est dirigée par des femmes.

La mobilité demeure une question problématique pour les femmes qui travaillent dans le secteur agricole des pays et des régions ACP. Les participants ont été informés de quelques initiatives de décentralisation couronnées de succès, qui aident les femmes qui veulent améliorer leur situation et monter leur entreprise. Les partenariats ont permis de mettre en place des infrastructures de formation mobiles. Les femmes peuvent ainsi se former et obtenir les approbations nécessaires, telles que l’accès aux licences, aux banques, aux administrations fiscales et aux normes de diverses agences d’accréditation, sans devoir se déplacer vers la capitale.

L’émancipation a lieu lorsque les femmes ont accès à des formations, à de nouvelles possibilités de financement et à des services de meilleure qualité. Parmi les autres initiatives de renforcement des capacités visant à inciter les femmes à faire progresser leur entreprise dans la chaîne de valeur, citons notamment une table ronde de PDG où les dirigeantes d’entreprises partagent leurs enseignements avec de jeunes femmes qui aspirent à fonder leur entreprise en milieu rural.

L’intégration des questions de genre n’est possible que si elle s’attaque aux normes sociales et culturelles sous-jacentes à la discrimination sexiste, telles que l’interdiction faite aux femmes de posséder des terres ou le mariage infantile.

 

Intervenants:

-Axel de La Maisonneuve: Chef d'unité adjoint, Commission européenne - DG pour la Coopération internationale et le développement (DEVCO)

- Viwanou Gnassounou: Secrétaire général adjoint, Secrétariat ACP

-Emma Kawawa: Présidente fondatrice, Tanzania Women CEOs Roundtable

-Leonard Mizzi: Directeur par intérim DG Devco, Direction C “Planète et Prospérité”, Chef d’unité « Développement rural, sécurité alimentaire, nutrition », Commission européenne

-Lucy Muchoki: PDG, Kenya Agri-business & Agro Industry Alliance

-Gillian Stewart: Directrice de Programme, Women in Business Development Incorporated

 

Plus d'information sur cet événement [EN]

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Source: Commission européenne