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CTA aux JED 2018: ''Susciter le changement''

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Vendredi, 22 juin 2018

CTA aux JED 2018: ''Susciter le changement''

Le 6 juin dernier, le CTA, en collaboration avec l’Union africaine, la Commission européenne et l’ONUDI, a organisé une discussion de haut niveau intitulée « Susciter le changement : émanciper les femmes et les filles pour une économie florissante — Améliorer le dialogue et la coopération politiques afin de renforcer le rôle des femmes et des filles dans l’agriculture et les zones rurales », à l’occasion des Journées européennes du développement 2018, organisées à Bruxelles.

Le panel s’est penché sur des solutions afin de faire en sorte que des investissements publics et privés responsables mobilisent, encouragent et émancipent les femmes et les filles de l’économie rurale en Afrique.

L’objectif est de mieux coordonner les initiatives de l’Union africaine et de l’Union européenne afin d’améliorer les investissements dans le développement durable de l’agriculture, des entreprises agricoles et de l’industrie agricole en Afrique.

La discussion a porté :

– sur l’accès des femmes au financement, aux terres et aux décisions, à la formation, aux conseils et à l’information.

– sur le partage et le savoir-faire relatifs aux meilleures politiques et aux mécanismes les plus efficaces afin d’émanciper les femmes et les filles des zones rurales.

– sur la création de possibilités d’emploi et d’activités génératrices de revenus dans les régions d’origine et de transit de migrants.

Principales conclusions du panel de haut niveau :

• Le lien entre l’agriculture et les entreprises agricoles est essentiel afin de lutter contre l’insécurité alimentaire et d’encourager la transformation économique en Afrique.

• Dans ces régions, il est indispensable de promouvoir l’accès aux terres, l’inclusion financière et l’utilisation d’instruments privés.

• Afin de tirer parti du potentiel d’emploi et de production non exploité, il convient d’adopter une stratégie ciblée en matière d’emploi, en particulier pour les femmes et les filles du continent.

• Une approche est nécessaire afin de soutenir le développement de la chaîne de valeur et des compétences et d’améliorer l’environnement commercial en général.

• Il est essentiel de nouer des partenariats avec le gouvernement, le secteur privé et des organisations internationales afin d’instaurer les conditions réglementaires propices à l’investissement.

La Commission européenne (CE) a de nombreux projets, qu’il est temps de mettre en œuvre. Pour ce faire, des ressources financières sont nécessaires. L’assistance technique doit faire partie de ces programmes, afin d’en garantir la continuité.

Les actions essentielles qui permettront de combler le fossé entre la théorie et la pratique sont les suivantes :

• L’investissement dans les compétences et les capacités de production — en dotant les femmes de l’expérience nécessaire afin de développer leur carrière dans le secteur. Nous devons également faciliter l’accès aux nouvelles technologies et au nouveau capital.

• Des politiques et des programmes qui luttent contre des inégalités spécifiques entre les sexes, ainsi que des formations professionnelles dans l’agriculture et le secteur de l’alimentation et des boissons, pourraient avoir un impact particulièrement profond sur l’activité économique et la sécurité alimentaire des femmes.

Les entreprises agricoles revêtent une importance majeure. La CE soutient un projet qui vise à établir la plateforme UE-Afrique pour les entreprises agricoles. Elle permettra de renforcer les liens entre l’industrie de l’alimentation et des boissons en Afrique et en Europe. Elle aidera également les entrepreneurs, hommes et femmes, les petits exploitants et les agriculteurs familiaux africains, en améliorant l’accès aux marchés.

Les normes de qualité sont importantes pour l’accès au marché. Un programme très concluant est en place dans l’Union européenne. Les exploitations agricoles africaines ont un potentiel énorme, mais elles doivent être capables de démontrer la qualité de leurs produits.

Les entreprises africaines doivent être prêtes à la transformation numérique. Les nouvelles technologies peuvent améliorer nettement la productivité et agrandir le marché. Les services électroniques doivent être élargis à l’Afrique.

Il faut promouvoir une collaboration plus grande dans les activités de recherche. Cela générera le savoir-faire nécessaire afin d’aider l’Afrique et l’Europe, et de protéger l’environnement.

La Commission européenne a mis en place une taskforce sur l’Afrique rurale, afin de rassembler ces idées et de formuler des recommandations d’ici la fin de l’année. La taskforce examinera la transformation de l’Afrique rurale, en particulier en ce qui concerne l’emploi et le rôle des femmes. La première réunion a eu lieu en mai 2018.

L’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI) contribue à créer quatre parcs industriels afin de mettre en place les technologies dans des domaines pratiques tels que le textile, ainsi que de développer la formation, de collecter des fonds et d’encourager l’accès au marché. Ces parcs sont adaptés à la situation locale en termes de taille et de focalisation.

L’ONUDI a commencé à apporter d’autres types de soutien, en particulier des formations pour les entrepreneurs. Il s’agit en majorité de jeunes femmes. Les femmes doivent être encouragées à lancer leur entreprise et doivent être dotées des outils pour le faire. Elles sont étroitement liées au secteur alimentaire, que ce soit dans la culture, la transformation et la vente. Pour ce faire, il convient notamment d’améliorer la productivité au niveau des exploitations en renforçant la valeur ajoutée en amont de la chaîne de valeur.

Le manque d’accès des femmes aux terres constitue un problème majeur. L’Union africaine y répond à travers une initiative de politique foncière. Celle-ci vise à ce que 30 % de femmes aient accès aux terres d’ici à 2025. Une autre initiative, le Fonds africain pour le développement de la femme, a été lancée. Il fournit des fonds, de l’ordre de 25 000 à 30 000 USD par projet, aux femmes de pays tels que l’Ouganda, le Malawi, la Tanzanie et la Namibie.

L’intégration est l’avenir de l’Afrique. Dans le cas contraire, le succès ne sera pas au rendez-vous pour les agriculteurs, petits et grands.

Tous les plans sont en place. Il est maintenant grand temps de les mettre en œuvre.

 

Animé par: Mella Frewe, Directrice Générale, FoodDrinkEurope

Intervenants:

-Tom Arnold: Président, DG AGRI/DEVCO Task Force sur l'Afrique rurale

-Fatma Ben Rejeb: PDG, Organisation Panafricaine des Agriculteurs(PAFO)

-Phil Hogan: Commissaire européen à l'Agriculture et au Développement, Commission Européenne

-Grace Kata Banda: Young Leader - Malawi

-Yong Li: Directeur Géneral, Organisation des Nations Unies pour le développement industriel(ONUDI)

-Josefa Leonel Correia Sacko: Commissaire chargée de l'Economie Rurale et de l'Agriculture, Union Africaine

 

Pour plus dínformation

Source: Commission Européenne