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Le commerce équitable progresse mais les Africains restent à la traîne
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 Invité: Vincent Martin, FAO Sénégal

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Jeudi, 16 septembre 2010

Le commerce équitable progresse mais les Africains restent à la traîne

En dépit de sa part minuscule du commerce mondial, le commerce équitable est un secteur en pleine expansion, important des denrées alimentaires et des produits certifiés en provenance du monde entier vers les supermarchés du nord. Mais on craint de plus en plus que cette croissance ne bénéficie pas aux pays pauvres de l’Afrique. Le mouvement destiné à assurer des prix et des conditions de travail décents aux producteurs des pays en développement représente moins d’un pour cent des échanges commerciaux mondiaux. Mais, selon les Organisations d’étiquetage du commerce équitable, un de ses principaux promoteurs, « les ventes de produits certifiés du commerce équitable ont augmenté d’une moyenne de près de 40 pour cent au cours des cinq dernières années ». Entre 2007 et 2008,  les ventes du secteur ont augmenté de 22 pour cent, atteignant 3,6 milliards d’euros en 2009. La même année, en dépit de la crise économique et financière mondiale, les ventes du commerce équitable en France ont augmenté à elles seules de 10 pour cent. Mais l’expansion du commerce équitable, en termes de provenance de pays pauvres d’Afrique, est beaucoup plus lente dans les pays pauvres d’Afrique. "Il est clair que le commerce équitable ne met pas assez l’accent sur les pays les moins développés" déclare Christophe Eberhart, d’Ethiquable, une coopérative qui importe des produits alimentaires du commerce équitable en France en provenance des pays africains les moins développés (PLMD).Une des initiatives d’Ethiquable soutient les producteurs de vanille aux Comores, un état insulaire au large de la côte orientale de l’Afrique. La coopérative achète ses gousses de vanille à 100 EUR le kilo au lieu de 25 EUR, qui est le prix du marché. Les statistiques du commerce équitable ne ventilent pas les chiffres de production par région, ou par catégorie de revenu par pays, de sorte qu’il est difficile de savoir dans quelle mesure le commerce équitable bénéficie aux PLMD. De plus, « il est beaucoup plus facile de pratiquer le commerce équitable dans des pays tels que le Costa Rica, la Thaïlande ou l’Inde que dans de nombreux pays sub-sahariens », reconnaît Eberhart. La plupart des réussites du commerce équitable en provenance du Sud viennent d’Amérique du Sud et d’Asie plutôt que d’Afrique. Le rapport 2009 des Organisations d’étiquetage du commerce équitable cite un nombre croissant de prix attribués par les consommateurs à des produits du commerce équitable. Parmi quelque 6.000 produits, la vodka bolivienne, les croustilles de banane épicées et d’autres produits-créneau ont été approuvés. Mais aucun produit africain ne figurait sur la liste. Les Organisations d’étiquetage du commerce équitable ont élaboré une norme qui s’applique non seulement aux producteurs mais aussi aux commerçants. Son organisme de certification, FLO-CERT, audite et certifie les producteurs et les commerçants avant le début des ventes. Mais les ressources limitées et les structures du marché ne permettent pas de vérifier toute la chaîne, depuis les champs africains jusqu’aux étagères des supermarchés. Néanmoins, les réseaux s’étendent rapidement. L’Organisation mondiale du commerce équitable déclare aujourd’hui 600 organisations membres dans 70 pays. On estime que 1,5 millions de travailleurs et de producteurs participent au commerce équitable en Asie, Amérique latine et Afrique.

Source: Trade Law Center for Southern Africa