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Le compromis agricole: pollution vs. production
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 Invité: Vincent Martin, FAO Sénégal

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Jeudi, 22 novembre 2012

Le compromis agricole: pollution vs. production

Selon le nouveau rapport de l'agence environnementale de l'Union européenne, l'agriculture constitue encore une lourde menace sur la qualité des eaux européennes. Mais les producteurs et les représentants politiques de l'UE soulignent également le compromis nécessaire entre des objectifs de protection de l'environnement et l'exigence d'un accroissement de la production alimentaire.
Dans son dernière évaluation, l'Agence européenne pour l'environnement (AEE) estime que d’ici à 2015 48 % des cours d'eau et des lacs de l'UE ne présenteront pas un bilan écologique répondant aux critères établis par la directive-cadre sur l'eau de 2000. Une teneur excessive en substances nutritives issues des engrais pose un problème majeur, dont une conséquence est le développement d'algues qui privent d'oxygène la faune et la flore des lacs, des rivières et des baies.
Selon le rapport sur la qualité des eaux européennes, « la production agricole devient de plus en plus intensive, avec un recours massif aux engrais et aux pesticides, qui à leur tour polluent de manière significative l'eau par percolation. »
Cependant, la lutte contre la pollution s'oppose inévitablement aux impératifs de sécurité alimentaire.
À l'échelle européenne et mondiale, les producteurs agricoles font face à des appels de plus en plus pressants à accroître leur production dans un contexte où les réserves alimentaires diminuent, les prix augmentent et où la population mondiale devrait passer de sept (aujourd’hui) à neuf milliards d'individus d'ici à 2050.
Ce contexte pousse certains experts à plaider pour un mélange de pratiques qui peuvent à la fois nourrir et protéger une planète en plein développement.
Ben Woodcock du British National Environment Research Council, conseille aux agriculteurs (et aux responsables politiques) d'associer une agriculture intensive avec des zones tampons et des habitats naturels qui peuvent protéger l'eau, améliorer la qualité du sol et favoriser une faune qui agit comme pollinisateur et dévorer les nuisibles. « Le problème est que cela ne va pas dans les deux sens. Si vous continuez à endommager les zones de cultures et à réduire les zones d'habitats semi-naturels, vous réduirez l'efficacité de l'écosystème », a-t-il déclaré à EurActiv.


Source : Euractiv