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Protection des abeilles : l’UE à interdire des pesticides

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Vendredi, 01 février 2013

Protection des abeilles : l’UE à interdire des pesticides

L’UE a lancé un plan de sauvetage des colonies d’abeilles à miel, dont le nombre s’amenuise : une interdiction de 24 mois de trois pesticides néonicotinoïdes utilisés à grande échelle et qui, selon l’Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA), mettent très gravement en danger les pollinisateurs.
« Nous demandons aux États membres de suspendre durant deux ans l’utilisation de ces pesticides (néonicotinoïdes) sur les semences, les pulvérisations granulaires et les cultures qui attirent les abeilles – le tournesol, le maïs, le colza et le coton », a déclaré un porte-parole du commissaire européen à la santé, Tonio Borg, lors d’une conférence de presse jeudi dernier (le 31 janvier).
Les propositions de l’UE s’appuient sur la conclusion de l’EFSA selon laquelle trois traitements d’enrobage des semences – le clothianidine, l'imidaclopride et le thiaméthoxame – pourraient nuire aux abeilles, qui sont attirées vers les cultures ou exposées à la poussière ou à la guttation de pesticides.
Environ 16 % des colonies d’abeilles à miel européennes ont disparu entre 1985 et 2005, les pertes les plus lourdes étant enregistrées en Angleterre, en République tchèque, en Allemagne et en Suède. Les insectes tels que les abeilles à miel et les abeilles sauvages aident à polliniser environ 84 % des 264 espèces culturales et 4 000 variétés de légumes européennes, contribuant ainsi à l’économie de l’UE à hauteur d’environ 22 milliards EUR, selon STEP.
Toutefois, les responsables de l’UE se plaignent en privé du « double discours » formulé par l’Espagne et d’autres pays lors du Conseil Agriculture, qui ralentissent l’action en coulisse. « Certains États membres se déclarent être de fervents défenseurs des abeilles à miel, mais lorsqu’il s’agit de prendre des mesures publiques, tout devient soudainement plus compliqué », a ajouté une source. La suite dépendra en grande partie de l'attitude des États membres de l'UE face à l'interdiction proposée. À la suite d’une réunion des ministres de l’agriculture du bloc le 28 janvier, le commissaire Borg s’est déclaré optimiste, affirmant qu'il était temps de passer « à une action rapide et décisive ».
Au niveau de l’UE, un principe de précaution du traité fondateur de l’Union impose l’action lorsque des doutes raisonnables scientifiquement établis permettent de conclure à des risques environnementaux ou sanitaires, comme le rapport de l’EFSA l’établit à présent à la satisfaction de l’UE.


Source : Euractiv