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L’Afrique de l’Ouest : ferme face aux exigences européennes sur l’APE
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 Invité: Vincent Martin, FAO Sénégal

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Lundi, 08 avril 2013

L’Afrique de l’Ouest : ferme face aux exigences européennes sur l’APE

Le ministre capverdien des relations extérieures, Jorge Borges, a déclaré aux ministres du Commerce et des Finances de la CEDEAO réunis à Praia il y a deux semaines que les négociations sur l’accord de partenariat économique (APE) exigeaient de la prudence sous peine de voir la région inondée de marchandises européennes.
Certaines clauses de l’APE disposent que l’Afrique de l’Ouest doit ouvrir son marché à 80 % sur une période de quinze ans. En retour, l’UE ouvrirait 70 % de son marché à la sous-région pendant plus de 25 ans. M. Borges a toutefois averti des graves conséquences qui surviendraient dans cette éventualité, rappelant à ses collègues ministres qu’aucun pays ne se développe sans protéger ses marchés.
Les groupes de la société civile d’Afrique de l’Ouest ont manifesté une opposition particulièrement vive à l’accord, auquel ils reprochent dans sa forme actuelle d’aller à l’encontre du programme de développement socio-économique de la région.
Les APE ont été conçus comme un pacte commercial entre l'UE et les pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) visant à promouvoir le « libre échange » par le développement du commerce, la croissance durable et la réduction de la pauvreté. L’UE négocie séparément avec chaque région. Les négociations lancées voici dix ans avec l’Afrique de l’Ouest sont au point mort depuis environ un an ; le blocage est dû entre autres à l’ouverture du marché d’Afrique de l’ouest, au programme APE pour le développement (PAPED) et à l'application de la clause de la nation la plus favorisée.
L’Afrique de l’Ouest, qui comprend les 15 États membres de la CEDEAO et la Mauritanie, tient à ce que l’UE finance le PAPED, un programme destiné à lui permettre de gérer les conséquences de la mise en œuvre de l’APE avec l’injection de 6,5 milliards d’euros en nouveaux fonds.  L’UE a rejeté cette demande et offert des facilités au titre du Fonds européen de développement (FED) et diverses ressources pour le financement, dont des contributions bilatérales aux États d’Afrique de l’Ouest.
Deux pays de la sous-région, la Côte d'Ivoire et le Ghana, ont conclu des APE intérimaires bilatéraux avec l’UE à la fin de l’année 2007.
Les atermoiements dans la conclusion de l’accord font de plus en plus perdre patience à l’Union européenne. Réunie à Bruxelles jeudi, la commission du commerce international du Parlement européen a mis les choses au point : Soit les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique qui n’ont pas encore signé l’accord de partenariat économique signent le pacte d’ici le 1er octobre 2014, soit ils perdront leur accès préférentiel aux marchés de l'Union.
Source : Africa Review