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La demande européenne contribue à la destruction de l’Amazonie
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 Invité: Vincent Martin, FAO Sénégal

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Lundi, 15 avril 2013

La demande européenne contribue à la destruction de l’Amazonie

La demande européenne en bœuf et soja brésiliens contribue à la déforestation de l’Amazonie et à l’augmentation des émissions de CO², indique un rapport du Center for International Climate and Environmental Research (CICERO) publié le 4 avril.
Cicero, un groupe de réflexion indépendant basé à Oslo, a identifié le bœuf et le soja comme étant les deux principaux moteurs de la déforestation de l’Amazonie.
Les auteurs ont estimé les émissions de CO² causées par la déforestation de la partie brésilienne de l’Amazonie entre 1990 et 2010 et les ont corrélées avec la déforestation induite par la demande en terres pour le bétail et le soja. Au total, 2,7 milliards de tonnes de CO², soit 30 % des émissions de carbone associées à la déforestation cette dernière décennie, étaient exportés du Brésil. L’étude, financée par le conseil norvégien de la recherche, a révélé que 29 % de ce chiffre découlaient de la production de soja et 71 % du pacage.
Ces dernières années, les chercheurs ont commencé à réévaluer les émissions de CO² en les attribuant aux pays qui consomment les produits plutôt qu’à ceux qui les produisent. « Avec une perspective de consommation, la part de responsabilité dans la déforestation est partagée entre les consommateurs au niveau mondial. Ce qui était un problème brésilien est à présent devenu un problème mondial », a expliqué Jonas Karstensen, auteur principal de l’étude.
L’UE connaît le problème, mais ne considère pas les restrictions commerciales comme une solution viable. Cependant, l’Union indique la possibilité de collaborer avec le secteur privé en vue de développer des schémas d’étiquetage pour la production agricole durable (« sans déforestation »).
Depuis vingt ans, la part des émissions liées au bœuf et au soja exportés vers l’Europe a reculé légèrement. La consommation européenne est passée de 7 % à moins de 6 % des émissions brésiliennes exportées issues de la production bovine.
De plus, les émissions découlant de la consommation européenne de fèves de soja avaient nettement augmenté entre 1998 et 2004 avec l’intensification du commerce entre les deux régions, mais sont revenues ces dernières années à 20 %, leur niveau de 1990.

Source : Euractiv