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Quotas sucriers: Les ACPs consternés
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 Invité: Vincent Martin, FAO Sénégal

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Lundi, 15 juillet 2013

Quotas sucriers: Les ACPs consternés

Les États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) fournisseurs de sucre sont consternés par la décision finale relative à la nouvelle politique agricole de l’UE (datant du 26 juin 2013), qui stipule l’abolition des quotas de l’UE en matière de sucre de betterave et d’isoglucose en 2017, une date plus précoce que celle de la proposition initiale de 2020 faite par le Parlement européen, explique un communiqué de presse commun, publié à la fin du mois de juin 2013.

Le groupe ACP considère que cela remet en question la cohérence des politiques de l’UE et sape les fondements du partenariat commercial et de coopération au développement entre les États ACP et l’UE. Selon le groupe ACP, cette décision montre que ses intérêts n’ont pas été pris en considération, malgré ses nombreuses observations présentées ces dernières années. Plus particulièrement, la décision a été perçue comme étant contraire aux objectifs des Accords de partenariat économique (APE) que bon nombre des exportateurs de sucre ACP ont conclus ou sont en voie de finaliser dans les négociations avec l’UE.

En réalité, le groupe a prévenu à maintes reprises qu’une abolition prématurée des quotas entraînerait la faillite de nombreuses industries sucrières. Il a cité une analyse d’impact de la Commission européenne qui prévoit une baisse des prix de 45% (par rapport aux prix du marché de 2012) lorsque le contingentement serait mis en place. En outre, il a attiré l’attention sur le rapport de décembre 2012 émanant des Services de la Commission européenne, intitulé « Prospects for Agricultural Markets and Income in the EU 2012-2022 » qui montre que l’abolition des quotas rendrait les importations moins attrayantes et favoriserait une situation d’autosuffisance, voire d’exportateur net, pour l’Union européenne.

D’autres études non citées par le groupe ACP, estimeraient à 850 millions d’euros la perte de recettes jusqu’en 2020 pour les producteurs de sucre ACP – qui incluent cinq des Pays les moins avancés (PMA) de notre planète. Qui plus est, l’altération annoncée de la condition des industries sucrières annihilerait les gains réalisés grâce aux investissements provenant du  Programme de soutien aux mesures d’accompagnement, financé par l’UE.
En outre, l’échéance de 2017 est considérée comme étant trop courte pour la mise en œuvre de mesures destinées à améliorer la compétitivité des industries affectées.
En conséquence, le groupe a invité l’UE à examiner la situation en 2018, conformément aux objectifs contenus dans l’Accord de Cotonou et les Accords de partenariat économique et à présenter des mesures correctrices appropriées, permettant de défendre davantage les intérêts des pays producteurs de sucre.

Le groupe cite en tant qu’exemple positif la politique sucrière des États-Unis, qui comprend des limites de production nationale, et une part de marché de 15% réservée aux pays en développement.

Les États ACP producteurs de sucre comprennent la Barbade, Bélize, la République du Congo, Fidji, la Guyane, la Côte d’Ivoire, la Jamaïque, le Kenya, Madagascar, le Malawi, Maurice, le Mozambique, Saint-Christophe-et-Nevis, le Surinam, le Swaziland, la Tanzanie, Trinidad-et-Tobago, l’Ouganda, la Zambie, le Zimbabwe.

Source: Groupe ACP