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La présidence lituanienne de l’UE, deux fois et demie plus productive que la moyenne

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Jeudi, 23 janvier 2014

La présidence lituanienne de l’UE, deux fois et demie plus productive que la moyenne

Lors d’un entretien exclusif avec EurActiv.com, la présidente lituanienne Dalia Grybauskaitė a évalué les résultats de ses six mois de présidence du Conseil de l'UE. Elle se félicite d’avoir adopté deux fois et demie plus de législations que la moyenne. La Lituanie a débuté sa présidence avec un nombre important de dossiers et est parvenue à résoudre de nombreuses questions législatives difficiles. Le pays, composé de 3,2 millions d’habitants, a rejoint l’UE en 2004. Il s’agissait de sa première présidence du Conseil de l’Union européenne, à partir du 1er juillet 2013.
« Notre présidence a supporté une charge de travail énorme car la suivante devra déjà se préparer aux élections européennes », a déclaré la présidente, en précisant que cette charge de travail était deux fois et demie plus importante que celle généralement assumée par les présidences de l’UE.  « Nous y sommes parvenus. Nous avons adopté 61 des 74 mesures législatives afin que le budget de l’UE soit opérationnel dès l’an prochain », a-t-elle ajouté.
Les présidences précédentes avaient laissé derrière elles de nombreux dossiers, en plus du budget de l’UE : les travailleurs détachés, la directive sur le tabac, l’agriculture, les règles relative à Frontex, les émissions de CO2 des voitures, etc. Ces dossiers, ainsi que d’autres, ont fait l’objet d’un accord concluant. Selon la présidente lituanienne, le résultat le plus probant est l’union bancaire.
« Ces deux dernières années, nous avons créé une série d’instruments de lutte contre la crise (two-pack, six-pack), mais l’union bancaire est la pierre angulaire de ces mesures », a-t-elle déclaré. « Elle est importante pour la relance économique et la stabilité financière en Europe. »
Même si les critiques prétendent que le compromis est imparfait et trop complexe pour fonctionner efficacement, elle souligne l’aspect positif d’un accord sur une question aussi centrale que la résolution bancaire. « Le mécanisme de résolution unique a été proposé en septembre et en l’espace de trois mois nous sommes parvenus à un accord. Nous n’avons jamais travaillé si rapidement », a-t-elle affirmé.
« C’est un compromis – a-t-elle souligné – que nous pourrons améliorer par la suite le cas échéant. Mais le fait que nous soyons parvenus à un compromis doit être salué comme un progrès majeur. Seul le temps nous dira s'il est optimal ou pas », a-t-elle clarifié. Elle a insisté sur le fait que les nouveaux instruments doivent à présent être correctement mis en œuvre
La perfection dès le départ est une utopie, a insisté la présidente. « Le travail est mieux fait lorsque l’on passe des discours à l'action », a-t-elle déclaré. « L’Europe n’est pas un cadeau, c’est une responsabilité. Être Européen c’est assumer une responsabilité. La responsabilité de mener à bien les réformes qui sont bonnes pour notre pays. Il s’agit d’une responsabilité fiscale et sociale », a-t-elle ajouté, en soulignant qu’il était temps d'arrêter de prendre la paix, la prospérité et la sécurité pour argent comptant en Europe.


Source : Euractiv