Teknoloji Haberleri internet Haberleri Web Güvenliği Teknoloji Yazılım Bilim Teqnoloji Yazılım C# Dersleri C# Programlama
Pourquoi l’aide au développement française diminue-t-elle ?

Imprimer

Lundi, 12 mai 2014

Pourquoi l’aide au développement française diminue-t-elle ?

En 2013, l’aide au développement de la France a baissé de près de 10 %, selon les derniers chiffres publiés par l’OCDE. Un coup de rabot surprenant, et très éloigné des annonces du gouvernement. La direction générale du Trésor tablait sur un très léger recul du budget développement à 0,46 % du Revenu National Brut (RNB)  en 2013 contre 0,47 % en 2012. Un pronostic optimiste, puisque le Comité d’Aide au Développement de l’OCDE estime que l’aide française est tombée à 0,41 % du PIB en 2013.
Comment expliquer cette baisse ? Pour l’ancien ministre délégué au développement, Pascal Canfin, plusieurs facteurs ont participé à ce recul. « Il y a eu des annulations de dette prévues par la France – notamment au Soudan du Sud – qui n’ont pas eu lieu pour des raisons politiques évidentes » explique l’ancien ministre Vert.
Le fait d'annuler une dette est comptabilisée comme une aide, qui se fait en pratique à bon compte. En effet l'annulation de dette ne suppose aucune sortie d'argent, puisqu'il s'agit d'un jeu comptable.
Autre paramètre, les retards de décaissement de prêt de l’Agence française de développement. « Certains prêts de l’AFD ont été décalés dans le temps, au Maghreb ou au Sahel par exemple,» explique un conseiller du Quai d’Orsay.
Résultat, un certain nombre de projets initialement prévu par l’AFD n’ont finalement pas été décaissés comme prévu en en 2013. « Ces retards s’expliquent par une sélectivité accrue des projets financés par l’AFD en matière de responsabilité sociale des entreprises et de développement durable mise en place en 2013 » détaille Pascal Canfin. Des projets plus compliqués et plus rigoureux aboutissent donc, au final, à....moins d'APD.
Du côté des ONG, un autre paramètre entre en compte dans la chute de l’aide au développement française, celui du gel budgétaire. Cette pratique fixée par circulaire à 6 % en 2013 puis à 7 % en 2014 permet de mettre en réserve une partie des crédits alloués au budget français consacré au développement (qui ne représente qu’une partie de l’APD française).

Source: Euractiv