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Sécurité alimentaire
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 Invité: Vincent Martin, FAO Sénégal

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Vendredi, 10 juin 2016

Des inquiétudes sur une initiative multinationale pour relancer l'agriculture africaine ont été exprimées mardi au Parlement européen (PE). Réunis à Strasbourg, les eurodéputés ont dit que les projets sous la Nouvelle alliance pour la sécurité alimentaire et la nutrition en Afrique (NASAN) , une initiative du G8 soutenue par l'Union européenne (UE) pour développer l'agriculture en partenariat avec les entreprises locales, doivent inclure des mesures de protection de l'environnement et des garanties contre l'accaparement des terres. Lancée en 2012, la NASAN vise à développer le soutien financier des pays donateurs et aider les grandes entreprises à investir dans l'agriculture africaine. En retour, il est attendu des dix Etats africains participants - Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Éthiopie, Ghana, Malawi, Mozambique, Nigeria, Sénégal et Tanzanie - de modifier leur législation sur les terres, les semences et les investissements étrangers. En faveur d'une résolution non-législative par 577 voix contre 24, avec 69 abstentions, le PE a souligné que certaines caractéristiques de la NASAN pourraient constituer une menace pour l'environnement et les droits des agriculteurs africains.

Source: french.cri.cn

Mardi, 07 juin 2016

Les eurodéputés réclament un changement radical de cap pour la Nouvelle Alliance pour la sécurité alimentaire et la nutrition, qui tend à répliquer le modèle d’agriculture intensive dans les pays africains. Le programme du G7 en faveur de la sécurité alimentaire en Afrique fait fausse route en misant sur l’agriculture intensive, a tranché le Parlement européen, dans un rapport adopté le 7 juin à une vaste majorité. « Nous avons déjà fait cette erreur de l’agriculture intensive en Europe, nous ne devrions pas la reproduire en Afrique, car ce modèle détruit l’agriculture familiale et réduit la biodiversité » a averti la rapporteure Maria Heubuch (Vert). Lancée en 2012 par les pays du G7 et 10 pays africains, la Nouvelle alliance pour la sécurité alimentaire et la nutrition (NASAN) a pourtant un objectif louable : sortir d’ici 2022 50 millions de personnes de la pauvreté en dynamisant les investissements dans le secteur agricole de 10 pays africains, tels que le Bénin, le Nigéria, ou la Côte d’Ivoire.

Source: euractiv.fr

Jeudi, 02 juin 2016

Dans une déclaration commune, des agriculteurs européens et africains ont appelé les responsables politiques des deux continents à s'engager en faveur de concepts équitables et responsables afin de résoudre la crise du marché du lait. « Les décideurs européens doivent mettre en place un instrument de règlement de la crise qui s'attaque aux volumes produits et valable pour tous les états membres de l'Union européenne », voilà l'une des revendications de l'appel signé par l'association faîtière européenne des producteurs de lait « European Milk Board », la Plate-forme d'Actions à la Sécurisation des Ménages Pastoraux au Burkina Faso (PASMEP), l'Union Nationale des Mini-laiteries du Burkina Faso (UMPL/B) ainsi que l'organisation d'aide au développement MISEREOR et Germanwatch. Cet appel réclame également: « il ne faudrait pas conclure actuellement d'accords de partenariat économique entre l'UE et l'Afrique de l'Ouest car ils auraient des conséquences négatives pour le partenaire ouest-africain, en particulier sur ses structures locales. » Cette déclaration intervient à l'occasion de la Journée mondiale du lait de l'ONU le 1 juin et d'une visite ayant lieu actuellement d'éleveurs laitiers européens au Burkina Faso, accompagnés par MISEREOR et German Watch, et au cours de laquelle tous les participants peuvent se faire une idée des conditions dans lequel le lait est produit en Afrique.

Source: zonebourse.com

L'UNICEF et l'Union européenne ont offert des intrants nutritionnels d'une valeur de trois milliards de F CFA au ministère de la Santé, le lundi 30 mai 2016, à Ouagadougou. Au Burkina Faso, 120 000 enfants souffrent de malnutrition. C'est ce qu'ont révélé les résultats de l'enquête nutritionnelle nationale réalisée en 2015. Pour pallier cette situation, le Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF) en collaboration avec l'Union européenne (UE) a offert au ministère de la Santé, des intrants nutritionnels d'une valeur de trois milliards de F CFA. A en croire, le représentant-résident de l'UNICEF au Burkina Faso, Marc Rubin, ce don vient en appui au programme de prise en charge intégrée de la malnutrition aiguë sévère qui a été mis en place en 2008, par le gouvernement burkinabè. Selon lui, les besoins en aliments thérapeutiques prêts à l'emploi et en d'autres médicaments de prise en charge de la malnutrition aiguë sévère ont augmenté au fil des ans. Les achats sont passés d'un milliard en 2011 à trois milliards de francs CFA en 2016, a-t-il précisé. « Malgré cette augmentation des besoins, l'UNICEF a pu garantir la majorité des achats grâce à l'UE qui a assuré à elle seule 90% des besoins de l'année 2016 », a-t-il indiqué.

Source: fr.allafrica.com

Ce vendredi 27 mai 2016 a eu lieu la cérémonie de lancement officiel des travaux de la composante « Production » du projet d'alimentation en eau potable de la ville de Bamako à partir de la localité de Kabala, communément appelé « Projet Kabala », composante cofinancée par la Banque européenne d'investissement (BEI), l'Union Européenne et la France à travers l'Agence Française de Développement (AFD). La cérémonie s'est déroulée sur le site de la future station de traitement d'eau à Kabala sous la haute présidence du Ministre de l'Energie et de l'Eau, M. Mamadou Frankaly Keita. Côté bailleurs de fonds, étaient présents l'Ambassadeur de France au Mali, M. Gilles Huberson, la Chef de Coopération de la Délégation de l'Union européenne au Mali, Mme Cécile Tassin-Pelzer, la Chef du bureau régional « Afrique de l'Ouest » de la BEI à Dakar, Mme Isabelle Van Grunderbeeck, et le Directeur de l'AFD à Bamako, M. Bruno Deprince.

Source: fr.starafrica.com

L'UE accroît son aide pour répondre aux besoins urgents des personnes qui fuient l'instabilité actuelle au Burundi. La Commission européenne a annoncé une aide humanitaire supplémentaire de 10 millions d'euros pour secourir les Burundais déplacés en nombre croissant. Cette enveloppe vient s'ajouter aux 12,2 millions d'euros déjà mobilisés depuis le début de l'année, ce qui porte à 22 millions d'euros l'aide humanitaire apportée en 2016 par l'UE dans le cadre de la crise burundaise. On estime que plus de 260 000 personnes, dont plus de la moitié sont des enfants, auraient quitté le Burundi depuis avril 2015 pour chercher refuge dans les pays voisins. «L'UE est déterminée à soutenir le peuple burundais en ces temps difficiles. La situation humanitaire de la population burundaise reste très préoccupante. Plus d'un quart de million de personnes ont fui leur foyer. Les capacités d'accueil des pays voisins sont sollicitées à l'extrême et la situation en Tanzanie est particulièrement inquiétante. Les fonds supplémentaires accordés par l'UE contribueront à apporter une aide essentielle aux personnes dans le besoin et à améliorer les conditions de vie des réfugiés, notamment en Tanzanie», a déclaré M. Christos Stylianides, commissaire européen chargé de l'aide humanitaire et de la gestion des crises.

Source: fr.starafrica.com

Jeudi, 26 mai 2016

« Nous attendons une réponse valable, durable pour ces femmes qui souffrent. Il y a à peu près vingt ans que ces femmes souffrent ! » Théodile Mbilizi Bulabula est coordinatrice de la Dynamique des femmes du Kivu, une région de l’est de la République démocratique du Congo en proie à une instabilité chronique nourrie par des groupes armés locaux ou étrangers. Selon l’ONU, le pays compte 1,8 million de déplacés, qui vivent dans une précarité extrême. « Il faut la guerre finisse, que la guerre cesse. Tous les jours, il y a des tueries, des morts, des violences… En tout cas, trop c’est trop ! », s’énerve la militante. En attendant une paix durable, il faut sensibiliser, prévenir, lutter contre l’oubli, contre la banalisation. Avec d’autres Congolaises engagées, elle espère donc renforcer ses capacités lors du Sommet humanitaire mondial, du 23 au 24 mai à Istanbul, en Turquie. Elle n’est pas venue les mains vides : dans sa valise, des « petits livres » pour qu’on « se souvienne » des femmes qui risquent d’être violées par des hommes armés en allant au champ ou chercher du bois, de l’eau. D’autres sont parfois obligées de se prostituer pour faire vivre leur famille.

Source: lemonde.fr

Lors du sommet humanitaire mondial d'Istanbul, l’Union européenne s’est engagée à renforcer la prévention et la préparation, à améliorer la réaction internationale et à aider à trouver des solutions pour soutenir un système humanitaire sous pression. L'Union européenne (UE) est déterminée à réaliser d'importants progrès dans chacun des cinq domaines de responsabilité fondamentale, pour lesquels des engagements fondamentaux ont été formulés par les Nations unies. Elle a pris des engagements individuels, lors du sommet humanitaire mondial, en ce qui concerne les politiques, les programmes et les fonds dont elle est responsable. Les priorités clés présentées par l’UE lors du sommet concernent: l’investissement dans la résilience, un financement efficient et efficace, le respect du droit humanitaire international, les actions visant à prévenir les crises et à y mettre fin, et les actions visant à combler le fossé qui sépare le travail humanitaire et les actions de développement. Le tout premier sommet humanitaire mondial constitue une occasion, pour la communauté internationale, de renforcer et de remodeler l’action humanitaire pour les années à venir. L’Union européenne, représentée par la vice-présidente de la Commission européenne Kristalina Georgieva, le commissaire pour l’aide humanitaire et la gestion des crises Christos Stylianides, et le commissaire pour la coopération internationale et le développement Neven Mimica, a annoncé des actions concrètes lors du sommet.

Source: europa.eu

Vendredi, 06 mai 2016

C'est ce que j'ai entendu la semaine dernière, lorsque j'ai rencontré un groupe de femmes à Matam, dans le nord-est du Sénégal. Matam est une région très touchée par l'insécurité alimentaire et la malnutrition. C'est aussi une région qui voit nombre de ses enfants partir et mettre leur vie en danger à la recherche d'un avenir meilleur. J'ai visité Matam et lancé les deux premiers projets du volet Afrique de l'Ouest et lac Tchad du Fonds fiduciaire de l'UE destiné à lutter contre les causes profondes de l'instabilité et de la migration irrégulière en Afrique. Ces deux projets ont un objectif: offrir de meilleures conditions de vie aux populations locales. Nos deux projets vont bénéficier directement à près de 125 000 personnes. Ils vont permettre d'améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle ainsi que l'accès à l'eau et aux installations sanitaires. Ils vont également couvrir les besoins essentiels des personnes les plus vulnérables au travers d'activités génératrices de revenus telles que la diversification et l'amélioration de la production agricole. Comme ils s'appuient sur des activités déjà existantes, ces projets débuteront très rapidement.

Source: ec.europa.eu

Jeudi, 28 avril 2016

L’UE va soutenir les pays actuellement en crise alimentaire, faisant suite aux effets du phénomène climatique El Niño. L’Union européenne va débloquer 414 millions d’euros pour « aider les pays partenaires à faire face aux effets d’El Niño et à la crise alimentaire en général ». Dans un communiqué du 25 avril 2016, Christos Stylianides, commissaire européen chargé de l’Aide humanitaire et de la Gestion de crise précise qu’« El Niño a des conséquences dévastatrices dans le monde entier, 41 millions de personnes ayant du mal à satisfaire leurs besoins alimentaires ». L’Europe avait déjà alloué 125 millions d’euros pour aider l’Éthiopie qui traverse une grave crise alimentaire. Dans ce pays, le nombre de personnes en situation d’insécurité alimentaire est passé de 2,9 millions à 10 millions à la suite du phénomène climatique El Niño. La sécheresse a également touché plusieurs pays en Afrique australe. Neven Mimica, commissaire européen chargé de la Coopération internationale et du Développement explique que « le nouveau financement proposé vise à combiner des interventions à court terme destinées à sauver des vies et des actions ayant pour but de renforcer la résilience à long terme face aux crises alimentaires en s’attaquant aux causes profondes de fragilité et de vulnérabilité ».

Source: lafranceagricole.fr

Développement agricole et rural

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